Pour modifier votre ordre d’achat,
contactez la maison de ventes.
Le prix de réserve est le prix minimum accepté par le vendeur. Les enchérisseurs ne peuvent pas voir ce prix. Pour pouvoir remporter un objet, vous devez soumettre la meilleure enchère, et atteindre ou dépasser le prix de réserve.
Les inscriptions sont closes pour cette vente. Vous ne pouvez pas enchérir
Les montants convertis sont fournis à titre indicatif uniquement. Seule la devise déterminée par la maison de ventes fait foi. Vous pouvez sélectionner une autre devise en allant dans la section "Préférences" de votre profil.
Frais incluant les frais de l'étude et de la plateforme. Pour plus de précisions, veuillez vous référer aux conditions générales de vente de la maison de ventes.
Horace VERNET (1789-1863) La bataille de Las Navas de Tolosa, étude Huile sur toile H_38 cm L_46 cm Rentoilé, restaurations Œuvres en rapport : -Horace Vernet, La Bataille de Las Navas de Tolosa, 16 juillet 1212, 1817, huile sur toile, 405 × 492 cm, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon, inv. MV 4941. -Horace Vernet, Étude du cheval blanc pour La Bataille de Las Navas de Tolosa, huile sur papier marouflée sur toile, 50 x 60,5 cm, vente Sotheby’s, 27 juin 2002, lot 138, adjugé 72050€ Bibliographie : -Explication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture et gravure des artistes vivans, Paris, Salon de 1817. -Clément de Ris, 1881, n° 4941. -Claire Constans, 1980, n° 4555. -Valérie Bajou (dir.), Horace Vernet (1789-1863), catalogue d’exposition, Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon, 14 novembre 2023 – 17 mars 2024, Dijon, Éditions Faton, 2023. Provenance : -Vente Aguttes du 10/12/2020, lot 87 -Collection particulière française Le XIXe siècle connaît une véritable fascination pour l’histoire médiévale et l’idéal chevaleresque, notamment à travers la représentation des grandes batailles. Dès 1816, Louis XVIII commande pour 6 000 francs à Horace Vernet un grand tableau commémorant La Bataille de Las Navas de Tolosa. Présentée au Salon de 1817, l’œuvre est aujourd’hui conservée au château de Versailles. Notre tableau est préparatoire à cette importante composition de Vernet. Il représente la bataille de Las Navas de Tolosa, remportée le 16 juillet 1212 par les armées chrétiennes sur les forces almohades. Cet épisode majeur de la Reconquista espagnole voit s’affronter les troupes chrétiennes réunies autour d’Alphonse VIII de Castille, de Pierre II d’Aragon et de Sanche VII de Navarre contre l’armée du calife Muhammad al-Nasir. Au centre de la composition, Sanche VII de Navarre, monté sur son cheval blanc, parvient à briser les chaînes protégeant le retranchement ennemi, ouvrant ainsi la voie à la victoire des armées chrétiennes. Il choisit d’ailleurs à la suite de cette bataille d’adopter les chaines sur blason du royaume de Navarre. Vernet accorde une attention particulière à la préparation de son tableau. Il réalise de nombreuses esquisses et études, parmi lesquelles une étude du cheval blanc passée en vente chez Sotheby’s en 2002, une petite esquisse présentée lors de l’exposition de 2023, ainsi que plusieurs autres études apparues sur le marché de l’art. Ces différentes œuvres témoignent des nombreuses recherches du peintre autour de sa composition. Notre étude, déjà particulièrement aboutie, reprend l’essentiel de la composition définitive. Elle présente néanmoins une différence importante avec le tableau final. Les Maures représentés au premier plan sont ici vêtus, tandis que Vernet choisit de les représenter largement dénudés dans la version définitive. Il est probable que le peintre ait d’abord envisagé une représentation plus traditionnelle de ces combattants, avant de considérer que leurs costumes ne leur donnaient pas une apparence suffisamment « barbare ». Leur mise à nu permet ainsi d’accentuer la violence de la scène et de renforcer le contraste entre les deux armées. Cette modification semble répondre à la volonté de donner à cette bataille une dimension dépassant le simple récit historique. L’affrontement prend alors la forme d’une opposition presque biblique entre le bien et le mal, dans laquelle les armées chrétiennes triomphent d’un ennemi volontairement représenté comme sauvage. Au centre de la composition, Sanche VII de Navarre, brisant les chaînes ennemies, incarne cette victoire. Le choix de dénuder les combattants permet également au peintre de rapprocher son tableau des grandes compositions classiques, telles que Les Sabines de Jacques-Louis David. Une restauration menée après son dernier passage en vente a également permis de mieux comprendre le caractère préparatoire de notre tableau. Le retrait de plusieurs repeints a révélé certaines parties laissées inachevées par l’artiste, particulièrement visibles dans le personnage situé en bas à gauche.
La livraison est optionnelle. Vous pouvez recourir au transporteur de votre choix. Le prix indiqué n’inclut ni le prix du lot, ni les frais de la maison de vente.