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MAGNIFIQUE TEMOIGNAGE DES DERNIERS FEUX DE LA ROYAUTE SACRE DE CHARLES X. — Manuscrit intitulé « Sacre de S. M. Charles X dans l'église cathédrale de Reims, le 29 mai 1825 ». [1825-1830]. In-folio, maroquin à long grain brun-violet, riche décor estampé à froid et doré comprenant un grand encadrement fleuronné et couronné sur les plats avec armoiries dorées au centre, titre poussé en lettres dorées sur le premier plat, « SACRE DE S.M. CHARLES X », coupes ornées aux angles, encadrement intérieur doré, gardes de moire grège ; coiffe supérieure légèrement frottée, reliure un peu passée par endroits(reliure de l'époque). « RELATION DU SACRE DE S. M. CHARLES X ». Elle présente d'abord les travaux préparatoires à l'organisation de la cérémonie, notamment les recherches sur la tradition ancestrale, puis déroule un récit émaillé de descriptions. Ce récit se prolonge pour traiter des événements ayant suivi la cérémonie elle-même : la visite du roi à Saint-Rémi le lendemain, son retour à Paris par Compiègne, le Te Deum auquel il assista à Notre-Dame, ainsi que la série de festivités tenues du 7 juin au 14 juillet, notamment à l'occasion de la remise de l'ordre de la Jarretière à Charles X par le duc de Northumberland comme envoyé extraordinaire du roi d'Angleterre. Le texte principal a été annoté par un plusieurs autres rédacteurs, pour apporter divers commentaires : « Il n'appartient pas à cette relation de peindre avec de brillantes couleurs toutes les circonstances qui ont signalé l'époque du Sacre ; le récit du Grand-Maître des cérémonies ne doit avoir d'autre mérite que celui de l'exactitude ; rien n'offrirait cependant plus de ressources à l'écrivain que ces tableaux où l'ON VOIT UN ROI PLUS REMARQUABLE ENCORE PAR LES GRACES ET LE CHARME DE SA PERSONNE QUE PAR L'ECLAT DONT IL EST ENVIRONNE, AU MILIEU D'UNE FOULE QUE SA PRESENCE ENIVRE DE BONHEUR... » Beau titre calligraphié orné d'un dessin de couronne rayonnante (encre et plume). RECIT DETAILLE ETABLI POUR LE MARQUIS DE DREUX-BREZE, MIS AU NET A L'INITIATIVE DE SON FILS. GRAND-MAITRE DES CEREMONIES DE 1781 A 1792 ET DE 1814 A SA MORT, HENRI-ÉVRARD DE DREUX-BREZE (1762-1829) eut notamment à organiser le cérémonial des États-Généraux, et fut chargé de transmettre l'ordre de Louis XVI à l'Assemblée de se séparer – c'est lui qui reçut le refus de Bailly et de celui Danton qui lui lança sa célèbre phrase sur la force des baïonnettes. Émigré en 1792 et rentré en France en 1801, il retrouva sa charge à la Restauration (et fut alors fait pair de France). C'est donc lui qui eut à organiser le sacre de Charles X. IL TRANSMIT CETTE CHARGE HEREDITAIRE A SON FILS SCIPION DE DREUX-BREZE (1793-1845), lequel fit partie des royalistes modérés, s'opposant par exemple à la publication des ordonnances liberticides qui précipitèrent la chute du régime. Après la révolution de Juillet, il résigna sa charge mais demeura pair de France. Dans le présent manuscrit, Scipion de Dreux-Brézé a inscrit de sa main une mention datée du 29 janvier 1830 : « La minute de cette relation avoit été entièrement terminée du vivant du marquis de Brézé mon père, elle a été seulement recopiée et les pièces mises dans le plus grand ordre depuis que le roi m'a fait l'honneur de me nommer Grand-Maître des cérémonies de France... » ÉVENEMENT DYNASTIQUE, POLITIQUE, RELIGIEUX ET HISTORIQUE MAJEUR, LE SACRE DES ROIS DE FRANCE a pratiquement toujours fait l'objet de récits officiels ou officieux, publiés sous diverses formes, depuis le canard de format modeste jusqu'au recueil illustré de luxe, comme ce fut le cas pour Louis XV et Louis XIV – Napoléon Ier fit à leur imitation publier à son un spectaculaire compte rendu de son Sacre. Si Louis XVIII ne se conforma pas à la tradition du Sacre, c'était que, fort du sentiment profond de sa légitimité héréditaire et du fait qu'il était de droit divin roi depuis vingt ans quand il arriva au pouvoir, il ne jugea pas nécessaire d'en passer par une cérémonie inaugurale tardive. En revanche, Charles X en revint à cette cérémonie comme emblématique de la tradition d'Ancien Régime qu'il entendait incarner. Plusieurs récits en furent publiés en 1825. SUPERBE EXEMPLAIRE EN GRANDE RELIURE ORNEE DE L'EPOQUE.
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