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FLAUBERT (Gustave). Madame Bovary – Moeurs de Province. Paris, Michel Lévy frères, 1857. 2 volumes in-12 en pagination continue de [4] ff. (dédicace à à Marie-Antoine-Jules Sénart, faux-titre, titre, dédicace à Louis Bouilhet), p. [5] à p. 232 ; [2] ff. (faux-titre, titre), p. [233] à p. 490. Demi-maroquin citron à coins, dos à nerfs orné de fleurons dorés et mosaïqués en maroquin noir, pièces de titre et de tomaison en maroquin, date en queue, filet doré, tête dorée, couvertures conservées (Lanscelin). Qqs rares rousseurs, salissures rousses sur une dizaine de feuillets au premier volume, très rares légères mouillures claires. Édition originale de premier tirage (avec la faute à Senart). Sans le catalogue de libraire. Avec une suite de 7 planches gravées sur chine par Boilvin, destinées à illustrer l'édition Lemerre de 1874 et publiées séparément à partir de 1876. (Vicaire III, 721.) À la suite, dans un troisième volume en reliure uniforme (Lanscelin toujours) : Réquisitoire,plaidoirie et jugement du procès intenté à l'auteur devant le tribunal correctionnel de Paris [...] Audiences des 31 janvier et 7 février 1857. In-12 [1] f., pp. [389] à 470, [1] f. table. Avec un portrait gravé de Flaubert ajouté en frontispice et une L.A.S. de Flaubert, Croisset, [27 juin 1870], 1 p. in-8 avec enveloppe, à Maxime Beauvinier (rédacteur du journal le Loiret) dont il n'a pas reçu l'article consacré à l'Education sentimentale, se trouvant à la campagne ; il lui demande de lui adresser un double à Croisset. Les pièces du célèbre procès sont extraites d'une édition Charpentier, vraisemblablement celle de 1873 ou une réimpression ultérieure. Ces textes, réunissant le réquisitoire d'Ernest Pinard, la plaidoirie de Sénard et le jugement, avaient été publiés pour la première fois à la suite du roman dans l'édition définitive de 1873, revue par Flaubert lui-même. Le tout réuni sous emboîtage postérieur (portefeuille et étui en demi-maroquin brun, dos à nerfs avec titre doré). Publié d'abord en feuilleton dans la 'Revue de Paris', du 1er octobre au 15 décembre 1856, Madame Bovary valut à Flaubert des poursuites pour outrage à la morale publique et religieuse et aux bonnes mœurs. Défendu par Me Sénard, l'écrivain fut acquitté le 7 février 1857. Le roman parut en librairie le 16 avril suivant, chez Michel Lévy frères, et connut un succès immédiat. Précieux exemplaire de l’édition originale de premier tirage, enrichi d’une suite complète des eaux-fortes de Boilvin, des pièces du célèbre procès et d’une lettre autographe de Flaubert, le tout en élégante reliure uniforme de Lanscelin.
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