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Auteur inconnu (XXe siècle) Vie à la campagne, 1935 Huile sur bois 48,2 x 66,3 cm Signature : « MgRonchi » au recto Date : « 35 XIII » au recto Éléments distinctifs : étiquette de la Cassa di Risparmio di Fabriano e Cupramontana avec références d’inventaire ; étiquette anonyme similaire Provenance : Cassa di Risparmio di Fabriano e Cupramontana ; Veneto Banca SpA en LCA État de conservation. Support : 85 % État de conservation. Surface : 75 % (dommages dus à des chocs, abrasions et rayures ; vernis jaunis) Pour une assistance directe via WhatsApp avant et pendant la vente aux enchères en direct : +39 346 12 999 80 // Assistance directe via WhatsApp avant et pendant la vente aux enchères : +39 346 12 999 80 Luigi Serena, peintre de prédilection de la bourgeoisie de Trévise au tournant des XIXe et XXe siècles, n’a pas eu d’élèves directs, mais il était admiré par les jeunes artistes pour son esprit bohème et anti-bourgeois, ainsi que pour son rôle de référence morale, devenant ainsi une figure incontournable du paysage artistique de la Marca. Ce sont précisément les artistes d’avant-garde, avec en tête Arturo Martini, qui organisèrent l’exposition posthume de Serena peu après sa mort en 1911. Bien qu’il ait principalement exercé son activité en province, l’artiste participa avec succès aux expositions les plus importantes de l’époque : à Venise (1881), Milan (1883), Turin (1884), Florence (1886), Paris (1888) et Munich (1890). Il figurait parmi les invités à la Biennale de Venise de 1897 (Eugenio Manzato, « Treviso », dans « La Pittura in Italia. L'Ottocento », Milan, 1990, p. 213). Le « Mercato in sosta » fait partie de l’œuvre de maturité de Serena, d’inspiration naturaliste, qui met en scène des foires, des marchés et des rues de la région de Trévise, et dans laquelle la maîtrise sûre de la technique permet à l’artiste d’exprimer librement ses sentiments ; mais on perçoit en même temps une certaine raideur, due peut-être à l’arthrite qui frappa l’artiste en 1888. Comme le souligne Ottorino Stefani dans sa monographie de 2006, « dans le “Mercato in sosta” (une œuvre peinte entre 1887 et 1889) Serena parvient à se libérer de certaines conventions de style académique (personnages en pose) pour donner vie à une scène dotée d’une logique narrative et atmosphérique qui lui est propre, dictée par une « prise directe » intelligente de la réalité. Une réalité bien ancrée dans un « rituel » constitué d’événements ponctuels et identiques. La pause des chevaux permet une réflexion sereine sur le thème du repos des animaux, saisis dans une pose d’un grand naturel « discursif », avec le personnage qui s’approche de la charrette tandis que les roues forment une structure idéale qui rythme la composition de l’œuvre : surtout dans l’écho réitéré par les cimes des grands arbres, référence évidente aux impulsions émotionnelles de l’artiste, capable d’exalter sa propre image du monde de manière positive et solennelle » (« Luigi Serena. 1855-1911 », Ponzano Veneto, 2006, pp. 61-62 : en raison d’une erreur de mise en page dans la publication, les références de l’œuvre à la planche 45, de la Veneto Banca, et à la planche 46, des Musées municipaux de Trévise, sont inversées). Stefani souligne, dans la note d'authentification, que « le tableau se distingue par l'équilibre interne entre la matière picturale et la transparence lumineuse de l'atmosphère, qui enveloppe le monde représenté avec vérité et avec une poésie émouvante au caractère anecdotique et populaire ».