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BOIELDIEU (Louis-Adrien) (1815-1883). Compositeur français, fils du célèbre François-Adrien Boïeldieu (1775-1834), auteur de La Dame blanche. Lettre autographe signée « A. Boieldieu », adressée à « Mon cher ami ». Sans lieu, 9 octobre [1866]. 1 page in-8, à l'encre noire, sur papier de deuil à bordure noire. Avec un post-scriptum autographe. Intéressante lettre dans laquelle le compositeur exprime sa déception devant l'abandon d'un projet de collaboration théâtrale et évoque la reprise de son opéra-comique Le Chevalier Lubin. Louis-Adrien Boïeldieu fait part à son correspondant de sa profonde tristesse après une réponse défavorable à un projet artistique commun : « Je n'ai pas besoin de vous dire combien je suis attristé de la réponse que vous me donnez, et ce qui ajoute à mon chagrin, c'est de voir que le découragement dans lequel vous êtes vous-même, ne me permet guère d'espérer votre collaboration pour autre chose. » Malgré cette déception, le compositeur conserve l'espoir d'une collaboration future : « Les circonstances imprévues modifient souvent les idées, et je veux croire qu'il s'en présentera, nous permettant de travailler ensemble pour n'importe quel théâtre. » Il remercie son correspondant pour sa démarche auprès de Denis et lui adresse ses sentiments affectueux. Dans un post-scriptum, il apporte une information relative à l'actualité de son œuvre lyrique : « On a répété aujourd'hui Le Chevalier Lubin qui sera repris dans le courant de ce mois. » Cette mention constitue un témoignage direct de la vie théâtrale parisienne sous le Second Empire, particulièrement intéressant pour l'histoire des représentations et des reprises d'opéras-comiques. Le Chevalier Lubin, opéra-comique en un acte sur un livret de Michel Carré et Victor Perrot, fut créé au théâtre des Fantaisies-Parisiennes le 25 mai 1866. La lettre, vraisemblablement datée d'octobre de la même année, évoque donc sa reprise quelques mois après sa création.  Louis-Adrien Boïeldieu, de son nom complet Adrien-Louis-Victor Boïeldieu, naquit à Paris le 3 novembre 1815. Fils du compositeur François-Adrien Boïeldieu, il poursuivit la tradition musicale familiale et composa de nombreuses œuvres lyriques, parmi lesquelles Marguerite (1838), L'Aïeule (1841), La Fille invisible (1854) et Le Chevalier Lubin (1866).  État : Bon état général. Papier de deuil conservé avec sa bordure noire, plis anciens, petites traces de manipulation et légère usure des angles. Écriture et signature bien lisibles.
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