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Document d'Arthur Seyss-Inquart signé à Nuremberg concernant l'exécution de résistants néerlandais : « L'accusé est intervenu auprès d'Hitler et de Himmler pour s'opposer à cet ordre » Document partiellement imprimé, en allemand, signé « Seyss-Inquart », une page, 8 x 12,25, 6 décembre 1945. Document intitulé (traduction) : « Tribunal militaire international, demande de citation à comparaître d’un témoin présentée par l’accusé », rédigé dans le cadre de la préparation de sa défense pour les procès de Nuremberg. Seyss-Inquart et son avocat demandent à entendre le « Dr Friedrich Wimmer », invoquant sa connaissance des faits suivants : « (1) L’administration des Pays-Bas s’est déroulée en étroite concertation avec les autorités néerlandaises ; en particulier, les changements de personnel n’ont été effectués qu’avec le plus grand soin. (2) L’accusé a renvoyé aux Pays-Bas les Néerlandais qui avaient été condamnés à des peines de prison et déportés vers le camp de travail de Rees, près de Cologne, suite aux protestations des juges néerlandais. (3) L’accusé est intervenu auprès d’Hitler et de Himmler contre l’ordre selon lequel les Néerlandais ayant porté atteinte à la sécurité du Reich devaient être fusillés sans procès. (4) L’accusé, qui n’a été informé de ce fait qu’après la déportation de 400 Juifs à Mauthausen, s’est opposé à de telles déportations. (5) L’exécution de 50 otages ordonnée par le Haut Commandement de l’armée a été réduite à 5 grâce à l’intervention de l’accusé ; celui-ci n’a pas pu empêcher l’exécution, car l’ordre avait été donné à la police par les forces armées. » Seyss-Inquart fait valoir que ces faits prouvent « que l’accusé a tout mis en œuvre pour éviter toute violation des dispositions du droit international ». Signé à la fin au crayon par Seyss-Inquart, et contresigné par son avocat de la défense. Renforcé par un carton léger et en excellent état. Accompagné d’une traduction anglaise d’époque. Friedrich Wimmer fut un témoin particulièrement important pour la défense de Seyss-Inquart : de juillet 1940 jusqu’à la fin de la guerre, il occupa le poste de commissaire général à l’administration et à la justice dans les Pays-Bas occupés, travaillant directement sous les ordres de Seyss-Inquart et participant aux réunions administratives de haut niveau du régime. Convoqué devant le TMI en juin 1946, Wimmer a soutenu le même argument central avancé dans cette requête, à savoir que Seyss-Inquart avait tenté de limiter les mesures les plus sévères exigées par Berlin, de préserver certains éléments de l’administration néerlandaise existante et d’intervenir contre les exécutions et autres exactions. La défense a cherché à présenter ces interventions comme la preuve que Seyss-Inquart avait gouverné dans les limites du droit international, mais elle n’a pas pu faire oublier le bilan global de son régime d’occupation, notamment la persécution et la déportation systématiques des Juifs néerlandais, le travail forcé, la prise d’otages et la répression politique. Le Tribunal a finalement reconnu Seyss-Inquart coupable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité et l’a condamné à mort.
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