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Hamilton & Fabris - Éruption du Vésuve, lundi 9 août 1779 Description de l'œuvre : Cette gravure sensationnelle est tirée de l'ouvrage de William Hamilton intitulé *Campi Phlegraei, ou Observations sur les volcans des Deux-Siciles*. [Les Champs Phlégréens, ou Observations sur les volcans des Deux-Siciles]. Elle est tirée de la deuxième édition, dite « de luxe », de l’ouvrage publié entre 1798 et 1802 à Paris chez Lamy, libraire, quai des Augustins. L’ouvrage décrivait en détail les volcans en éruption ainsi que les roches et les paysages volcaniques. C’était également la première fois que l’on considérait les volcans comme des forces de création et non seulement de destruction, comme l’avait observé Hamilton. La page de texte, lorsqu’elle est disponible, sera incluse ; elle est en français et comporte souvent une traduction en anglais. La majorité des illustrations de l’ouvrage s’inspirent de Pietro Fabris. Hamilton décrivait ces images comme « exécutées avec tant de délicatesse et de perfection qu’elles se distinguent à peine des dessins originaux eux-mêmes » (Partie I, p. 6, Philosophical Transactions, 1767). Les Campi Phlegraei sont connus sous le nom de « champs enflammés ». Il s’agit de la région autour du Vésuve et de Naples, qui avait connu de fréquentes éruptions violentes. De plus en plus de personnes se mirent à visiter cette région à mesure que les fouilles de Pompéi et d’Herculanum étaient menées grâce au financement du roi Ferdinand Ier. Le roi se rendait souvent chez Hamilton, tant par fascination pour le sujet que parce que la demeure regorgeait de la célèbre collection d’œuvres d’art et d’antiquités de ce dernier. Cet engouement pour les volcans a attiré de nombreux voyageurs dans sa demeure, et on rapporte que Hamilton lui-même a gravi le Vésuve à 58 reprises, malgré tous les dangers que cela comportait. Sur certaines images de cette œuvre, on voit Hamilton vêtu de son manteau rouge, tandis que l’artiste Fabris porte un manteau bleu ; tous deux s’approchent dangereusement de l’activité volcanique. Sir William Hamilton fut ambassadeur britannique à Naples de 1764 à 1800, pendant l’âge d’or de la ville. Passionné d’antiquités, Hamilton a constitué l’une des plus belles collections au monde d’antiquités grecques et romaines. Outre ses fonctions d’ambassadeur, Hamilton était également réputé pour être un guide averti et un hôte charmant auprès des « grands touristes » anglais de passage. Avec un enthousiasme contagieux, il vantait les merveilles de Naples et les beautés artistiques du monde antique, inspirant à bon nombre de ses visiteurs aristocratiques un véritable amour pour l’Antiquité. Cet enthousiasme naissant s’est traduit par l’émergence du néoclassicisme et par la constitution de collections d’antiquités qui ont trouvé leur place dans de nombreuses demeures seigneuriales d’Angleterre. Hamilton s’est intéressé aux volcans pendant son séjour à Naples. Il devint membre de la Royal Society en 1766 et lui soumit de nombreuses observations détaillées et techniques sur l’activité volcanique à Naples et en Sicile. Certaines de ces illustrations servirent à réaliser des gravures pour *Campi Phlegraei*… L’ouvrage comprenait non seulement des vues des volcans en éruption, mais aussi des roches et des paysages. Il présentait notamment des détails de la région telle qu’elle était dans les années 1760 et 1770, telle que Hamilton l’avait observée. « Gérant deux villas, une maison de campagne au pied du Vésuve et sa résidence principale à Naples, l’argent que Hamilton recevait en tant qu’envoyé était insuffisant pour maintenir l’hospitalité diplomatique et assouvir son immense passion de collectionneur. De retour brièvement à Londres en 1772, il fut contraint de vendre une grande partie de sa collection d’art au British Museum, en échange d’une subvention destinée à la préserver dans l’intérêt national. Au cours de ce même séjour, Hamilton fut élu membre de la Royal Society. Ayant déjà entamé une correspondance sur le Vésuve, dont l’activité devenait de plus en plus violente, il se mit, dès son retour à Naples, à remettre en question les idées reçues sur l’activité volcanique en documentant ce qu’il observait lors de ses éruptions. Les fouilles d’Herculanum et de Pompéi, ainsi que les récits des effets des éruptions du Vésuve encore frais dans la mémoire des habitants de Naples, renforçaient l’idée que le volcan était une force purement destructrice. Cependant, Hamilton chercha à démontrer que, sur une échelle de temps plus large, les volcans étaient à l’origine du relief montagneux et des sols riches et fertiles qui caractérisaient la région. Il constata que la chaleur avait formé des roches basaltiques et que l’aspect stratifié du terrain – tant au niveau des parois rocheuses exposées que dans les villes romaines mises au jour – était dû à une accumulation de couches de cendres, de lave et de débris provenant du Vésuve. « Hamilton écrivit aux présidents successifs de la Royal Society, Sir John Pringle et Sir Joseph Banks, pour leur faire part de ses découvertes. Ces lettres furent lues à haute voix lors des réunions ; destinées à susciter des échanges, elles étaient accompagnées d’échantillons de roches et de sol. Cherchant à décrire plutôt qu’à théoriser, Hamilton publia en 1772 un ouvrage intitulé *Observations sur le Vésuve* ; ce texte était accompagné de cinq planches illustrées et d’une carte. Mais Hamilton nourrissait l’ambition de créer un guide plus complet sur le volcan, aussi beau sur le plan esthétique que stimulant sur le plan intellectuel. Espérant qu’« une telle publication, réalisée avec magnificence à l’Imprimerie royale »
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