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La Suite Subastas

93 - École néo-hispanique ou vice-royale. XVIIIe siècle.

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4 300 €

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Estimation

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École néo-hispanique ou vice-royale. XVIIIe siècle. « L’Enfant Jésus de la Passion, ou Enfant de la Passion ». Huile sur toile. 67 x 94 cm. Cette représentation dévotionnelle de l’Enfant-Jésus endormi sur la croix et entouré de l’Arma Christi, les instruments de la Passion, est un thème iconographique bien connu de l’art baroque espagnol, appelé « l’Enfant-Jésus de la Passion ». Ce thème s’est particulièrement développé au cours des XVIIe et XVIIIe siècles dans des écoles telles que celles de Séville, Grenade et Madrid. La signification de ce sujet dévotionnel est claire : la préfiguration de la Passion. L’Enfant apparaît paisiblement allongé et endormi sur la croix, ignorant encore son futur sacrifice. Cela crée un contraste théologique et émotionnel entre l’innocence de l’enfance et la mort au Calvaire. Cette représentation est devenue particulièrement populaire dans les pays du sud de l’Europe à la suite de la Contre-Réforme. L’Enfant est entouré de l’Arma Christi, identifiée par une inscription blanche portant les lettres INRI, qui signifient Iesus Nazarenus, Rex Iudaeorum, c’est-à-dire « Jésus de Nazareth, Roi des Juifs ». Cette inscription apparaît au-dessus de la colonne de la Flagellation, qui sert d’oreiller à ce petit mais grand Roi. Devant lui, on aperçoit la lance de Longinus, qui lui a transpercé le flanc, ainsi que les clous tordus. Sur l’un des bras de la sainte croix repose la poignée de pièces versées à Judas, avec lesquelles le Christ fut trahi. Derrière lui gît le manteau rouge qui recouvrit son corps après qu’il eut été flagellé et couronné d’épines, sur lequel sont posés les dés utilisés pour tirer au sort ses vêtements. On y voit également la verge de bouleau à côté du plat contenant l’éponge imbibée de vinaigre, qui a rafraîchi ses lèvres déjà desséchées par son agonie, ainsi que l’échelle utilisée pour descendre son corps après sa mort. À droite, on aperçoit une vue panoramique de la « compositio loci », c’est-à-dire la disposition de la scène selon le lieu où sa vie allait prendre fin, le mont Calvaire. Un détail frappant est que l’Enfant est vêtu d’une aube blanche, soulignant sa pureté, contrairement aux versions plus traditionnelles dans lesquelles il apparaît nu. Sa main gauche repose sur le globe terrestre, reflet de son pouvoir universel et de la domination du Christ sur le monde en tant que Créateur et Sauveur. La Terre, l’ensemble du cosmos et l’univers tout entier appartiennent au Christ, comme le symbolise le globe. Ces attributs ont des origines à la fois classiques et chrétiennes. Leurs racines esthétiques remontent aux représentations antiques d’Éros et de Thanatos, associés à l’amour et au sommeil ou à la mort, qui ont été réinterprétées par la Contre-Réforme pour encourager la méditation dévotionnelle. Les exemples les plus marquants de ce type pictural sont les œuvres de Bartolomé Esteban Murillo, qui a peint plusieurs versions célèbres de ce sujet. L’une d’entre elles, en particulier, reste profondément gravée dans notre mémoire : le tableau datant de 1660, conservé au musée du Prado, dans lequel le Divin Sauveur apparaît entièrement nu. En conclusion, ce tableau est profondément ancré dans la spiritualité monastique et invite le spectateur à se livrer à une méditation dévotionnelle.

Texte traduit par DeepL.
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Vente

ABBATIALIS. Res Sacra.
jeudi 5 novembre
19:00
Conde de Salvatierra, 8
08006 Barcelone, Espagne

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