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Paire de plats chinois à glaçure céladon Dynastie Qing, période Qianlong Chacun est recouvert d’un émail vert d’eau pâle à l’extérieur et présente un rebord émaillé de brun ; le fond est laissé blanc et porte, en bleu sous émail, une marque de quatre caractères lisible comme « Jingweitang zhi » (« Fabriqué pour la Salle du Respect et de la Vénération ») à l’intérieur d’un double carré, d’un diamètre de 16,3 cm (2). 清乾隆 青釉醬口盤一對 「敬畏堂製」款 Le Kaogong ji (Registre des artisans), dans la section Dongguan du Zhouli (Rites de Zhou), stipule : « L’Est est qing ; le Sud, rouge ; l’Ouest, blanc ; le Nord, noir ; le Ciel, xuan ; et la Terre, jaune. » Liu Xi, de la dynastie des Han orientaux, écrit dans le Shiming : « Qing signifie “croissance” ; cette couleur ressemble à celle des choses au moment où elles viennent à l’existence. » Huang Kan, de la dynastie Liang, dans son Lunyu Yishu (Éclaircissement sur la signification des Entretiens), distingue les couleurs orthodoxes des couleurs intermédiaires, désignant le qing, le rouge, le blanc, le noir et le jaune comme les cinq couleurs orthodoxes. Comme le soleil se lève à l’Est, le qing en est venu à évoquer la première lumière du matin. L’Est est également associé au printemps, saison de la nouvelle croissance et du renouveau de la vie ; le qing en est ainsi venu à incarner la vitalité et le renouveau. La glaçure céladon (qingyou) est colorée par une petite quantité d’oxyde de fer, l’oxyde de calcium servant de fondant principal. À haute température, elle prend d’abord une teinte jaunâtre dans une atmosphère oxydante, puis développe sa nuance bleu-vert caractéristique dans des conditions réductrices. Le céladon est l’une des principales traditions de glaçures monochromes de la céramique chinoise. Originaire du sud de la Chine, son origine remonte au milieu de la période Shang. Des Six Dynasties jusqu’à la dynastie Song, il est resté un émail caractéristique de la céramique chinoise ; à l’époque des Song du Sud, le céladon de Longquan avait atteint un haut niveau de raffinement technique. À partir des dynasties Yuan et Ming, le bleu-et-blanc, le rouge de cuivre sous glaçure et les émaux sur glaçure ont élargi le répertoire décoratif, tandis que le céladon a connu un certain déclin. Il a connu un regain d’intérêt sous la dynastie Qing. L’intérêt pour cette technique est revenu sous le règne de Kangxi, et sous Yongzheng, les fours impériaux de Jingdezhen ont atteint une maîtrise exceptionnelle de la cuisson du céladon. Sans analyse chimique moderne ni contrôle instrumental de la température, les potiers s’appuyaient sur leur expérience accumulée pour réguler la teneur en fer et l’atmosphère du four, produisant ainsi des couleurs de glaçure plus stables et plus homogènes. Sous Qianlong, ces techniques furent encore affinées, donnant naissance à des glaçures céladon d’une plus grande subtilité et d’une plus grande élégance. Les teintes principales comprennent le fenqing (vert tendre), le dongqing (vert d’hiver) et le douqing (vert haricot). Bien qu’il ne s’agisse pas de catégories rigides, ces émaux se caractérisent généralement par une surface lisse et lustrée, un corps dense et une teinte uniforme et pure. Les céladons marqués « Jingweitang » sont particulièrement admirés pour leur couleur sobre et leur lustre doux. Chen Liu (Jiyuan Sou) écrit dans *Taoya* (Élégances de la céramique), vol. I, section 32 : « Les récipients fabriqués pour Jingweitang sont tous de type *douqing* ; comparés aux pièces polychromes de Xiezhu, ils sont plus élégants et raffinés. » L’écrivain de la fin de la dynastie Qing, Xu Zhiheng, écrit dans *Yinliuzhai shuoci* : « Les empereurs Kangxi et Qianlong privilégiaient tous deux l’enseignement néo-confucéen, et de nombreux noms de salles s’inspiraient donc de son vocabulaire… Les princes et les nobles impériaux leur emboîtèrent le pas, ce qui en fit une mode de l’époque. « Zhuocun Zhai » et « Shaowen Tang » datent du règne de Kangxi ; « Jingwei Tang » et « Zhengyi Shuwu », de celui de Qianlong… La plupart de ces pièces étaient destinées aux princes et aux nobles impériaux. » Dans Rare Marks on Chinese Ceramics, publié par le Victoria and Albert Museum en 1998, Ming Wilson cite l’hypothèse de Wang Qingzheng selon laquelle les porcelaines portant la marque « Jingweitang » auraient pu appartenir autrefois à Agedunbu, un haut fonctionnaire mandchou. Cf. Un plat comparable à émail céladon se trouve dans la collection Sir Percival David au British Museum, n° d’enregistrement PDF,A.568. Un autre est conservé au Musée provincial du Zhejiang, n° d’inventaire 22760. Dans le *Zhou Li · Dongguan Kaogong Ji*, au chapitre consacré à la peinture et à la broderie, il est écrit : « À l’Est, on l’appelle “qing” ; au Sud, “chi” ; à l’Ouest, “bai” ; au Nord, “hei” ; le Ciel, “xuan” ; la Terre, “huang”. » Liu Xi, spécialiste des classiques de la dynastie des Han orientaux, écrit dans le *Shiming* : « Le bleu (qing) symbolise la vie ; il représente la couleur de la naissance de toutes choses. » Huang Kan, de la dynastie des Liang du Sud, précise dans son *Commentaire sur les Analectes* (Lun Yu Yishu), dans l’ordre, les couleurs primaires etles couleurs intermédiaires, estimant que « le bleu, le rouge, le blanc, le noir et le jaune » constituent les cinq couleurs fondamentales. Le soleil se levant à l’est, le bleu symbolise donc le lever du soleil ; de plus, au printemps, lorsque toutes choses germent et que la végétation s’épanouit, il incarne la vitalité débordante et le commencement d’une nouvelle vie. La glaçure bleue utilise une infime quantité d’oxyde de fer comme agent colorant et de l’oxyde de calcium comme principal fondant ; cuite à haute température dans une flamme oxydante, elle prend d’abord une teinte jaune ; puis, après une cuisson supplémentaire dans une flamme réductrice, elle se transforme en bleu. La glaçure bleue est l’une des glaçures traditionnelles de la céramique chinoise ; elle est apparue dans le sud du pays, vers l
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