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[COLLECTION PRIVÉE, LONDRES] CLOCHE CHINOISE DE STYLE ARCHAÏQUE À ÉMAIL FLAMBÉ, YONGZHONG DYNASTIE QING 清 仿古窯變釉甬鐘 帶木座 — cloche de section lenticulaire, ornée de chaque côté d’un panneau uni flanqué de trois rangées de motifs en forme de clés en bas-relief, alternant avec trois rangées de bossages « mei » en saillie, recouverte dans son ensemble d’un émail flambé aux teintes violacées, avec un socle en bois sur mesure 52 cm de hauteur sans socle Collection privée, Londres 倫敦私人收藏 Au cours des périodes des Zhou occidentaux et orientaux, les cloches n’étaient pas seulement utilisées comme instruments de musique lors des sacrifices dans les temples ancestraux et des banquets claniques, mais pouvaient également servir d’instruments militaires ; à l’instar des vases rituels ordinaires de type récipient, des inscriptions pouvaient y être coulées pour consigner les exploits. Le yongzhong le plus ancien connu a été mis au jour dans la tombe n° 7 de Zhuyuangou, à Baoji, une sépulture datant de la fin de la période occidentale des Zhou. Il est apparu pour la première fois sous la dynastie des Zhou occidentaux et a connu son apogée depuis les périodes des Printemps et Automnes et des Royaumes combattants jusqu’aux dynasties Qin et Han. La forme du récipient a peu évolué, seuls les motifs décoratifs ayant changé au fil du temps. Sous la dynastie Qing, la mode de l’antiquarianisme prévalait, et les œuvres imitant l’Antiquité, qu’elles soient en porcelaine, en jade, en or ou en bronze, ne manquaient pas. Cette pièce, cependant, n’est pas seulement une imitation de l’Antiquité, mais aussi une œuvre utilisant la porcelaine pour imiter le bronze, ce qui met en évidence l’ingéniosité de sa fabrication. Comme on le sait, l’empereur Qianlong portait un vif intérêt à l’épigraphie. Le *Qinding Xiqing Gujian*, compilé sur son ordre, en témoigne ; le trente-sixième volume à lui seul recense quarante-trois cloches *yong* et cloches à anse des dynasties Zhou et Han. Cette pièce a peut-être été modelée et adaptée à partir d’une de ces cloches « yongzhong », ce qui la rend particulièrement rare. Une cloche à émail flambé très similaire, de taille et de forme comparables, datant de la dynastie Qing, période Qianlong, a été vendue chez China Guardian à Pékin, le 17 novembre 2019, lot 3150.Au cours des périodes de la dynastie Zhou occidentale et de la dynastie Zhou orientale, les cloches servaient non seulement d’instruments de musique pour les rites dans les temples ancestraux et les banquets claniques, mais aussi d’instruments de musique militaires ; de plus, à l’instar des objets rituels de type récipient, elles pouvaient porter des inscriptions coulées pour commémorer des exploits. La plus ancienne cloche « yongzhong » connue a été mise au jour dans la tombe n° 7 de Zhuyuan Gou, à Baoji,tombe datée de la fin du début de la dynastie des Zhou occidentaux. La cloche « Yong » est apparue pour la première fois sous la dynastie des Zhou occidentaux et a connu son apogée aux périodes des Printemps et Automnes, des Royaumes combattants, ainsi que sous les dynasties Qin et Han. La forme de l’objet n’a guère évolué, seuls les motifs décoratifs ont varié au fil des époques. À l’époque des Qing, la mode de l’imitation des antiquités était très répandue,et les imitations d’antiquités ne manquaient pas parmi les objets en porcelaine, en jade, en or et en bronze. Cette pièce n’est pas seulement une imitation d’antiquité, mais aussi une imitation du bronze en porcelaine, ce qui met en évidence l’ingéniosité de sa fabrication. Comme chacun le sait,l’empereur Qianlong portait un vif intérêt à l’épigraphie, comme en témoigne clairement l’ouvrage *Qinding Xqing Gujian* qu’il fit compiler ; le trente-sixième volume à lui seul recense quarante-trois exemplaires de cloches « Yong » et de cloches « Ran » des dynasties Zhou et Han. Cette pièce a peut-être été moulée et adaptée d’après l’un de ces modèles,ce qui la rend d’autant plus rare. Une cloche à émail « yaobian » comparable, de dimensions et de forme similaires, datée de la période Qianlong de la dynastie Qing, a été mise aux enchères le 17 novembre 2019 à Pékin chez China Guardian, lot n° 3150.
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