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Masque Sepik, Papouasie Nouvelle-Guinée Bois, coquille H. 42 cm ; L. 18 cm D’une présence saisissante et presque surnaturelle, ce masque se distingue par la radicalité de sa construction et l’extrême concentration de ses volumes. Le visage enfermé dans une forme ovale aux contours tendus est dominé par un long appendice nasal en forme de bec, véritable axe de la composition autour duquel s’organisent les yeux circulaires et les puissantes arcades sourcilières. La petite crête dentelée qui couronne le sommet de la tête accentue encore son caractère hybride, à mi-chemin entre figure humaine et esprit animal. Cette esthétique fondée sur la fusion du vocabulaire anthropomorphe et zoomorphe est particulièrement caractéristique des traditions de sculpture du Bas-Sepik. Les longs nez effilés peuvent évoquer le bec d’un oiseau et sont fréquemment associés à la représentation d’esprits puissants. Les traditions de Kopar, Angoram, Murik et des régions voisines présentent de nombreuses variations autour de ce langage formel. Le traitement du visage révèle ici une épure stylisée, des détails minutieusement travaillés. Le front bombé délimite nettement l’arcade sourcilière en relief sous laquelle en creux apparaissent deux yeux. L’intensité et la portée du regard sont accentués par les pupilles rondes évidées dont le pourtour est magnifié par deux coquilles blanches. Les pourtours sont réhaussés de pigments rouges. Le nez projeté comme une lame, tel un bec d’oiseau, plonge vers l’avant jusqu’au menton. La bouche aux lèvres épaisses aplanies est inscrite en léger relief. Provenance - Kirbi Kallas, Gallery Lewis Wara, Seattle USA - Galerie Cécile Kerner, Bruxelles - Collection privée, Bruxelles