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JUSTUS SUSTERMANS (FLAMAND, 1597-1681) ET PORTRAIT D'ATELIER D'UNE DAME QUE L'ON PENSERAIT ÊTRE MARGHERITA DI COSIMO II, DUCHESSE DE PARME, VÊTUE D'UNE ROBE EN SATIN BLANC ORNÉE DE BRODERIES D'OR, UN COLLIER DE GROSSES PERLES ET UN ORNEMENT DE TÊTE SERTI DE PIERRES PRÉCIEUSES. Huile sur toile. 117,5 x 95,5 cm (46¼ x 37½ pouces).Provenance : collection de la famille Lonsdale, provenant autrefois de Kingston Lisle Park. Né à Anvers, Sustermans s’est inscrit en 1609 comme élève de Willem de Vos à la guilde de Saint-Luc de la ville. Dix ans plus tard, en 1620, à l’âge de vingt-trois ans, il aurait rejoint une compagnie de tisserands de tapisserie envoyée de Paris à Florence par Cosme II, grand-duc de Toscane. Grâce à leur intermédiaire, il fut présenté au Grand-Duc, qui le dissuada de se rendre à Rome, comme il en avait l’intention, et lui confia à la place une commande à la cour des Médicis. Sustermans resta au service de la famille Médicis en tant que peintre de cour de trois générations jusqu’à sa mort en 1681.Il peignit de nombreux portraits de membres de la famille Médicis, s’inspirant d’un répertoire de formules compositionnelles éprouvées et les adaptant à chaque modèle. Comme on peut le constater dans le présent portrait, l’artiste se distingue par sa maîtrise dans la représentation de vêtements richement ornés et parés de bijoux. Ce portrait présente des similitudes frappantes, notamment dans le traitement de la robe, avec le portrait en pied de Margherita di Cosimo II conservé au palais Pitti, à Florence, qui fut peint à l’occasion de son mariage avec Odoardo Farnèse, duc de Parme.
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