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Albert Marquet (Français, 1875-1947) Femme nue debout dans un atelier, vers 1900 huile sur toile signée Marquet (en bas à gauche) 31 1/2 x 19 3/4 pouces (80 x 50 cm) Ce lot se trouve à Philadelphie. Encadrement : 38 1/2 x 27 x 3 pouces La toile a été reentoilée. Légers dépôts de saleté et de poussière en surface. Présence de craquelures, concentrées principalement sur le personnage, dans les zones d’empâtement telles que la poitrine et la cuisse. Sous lumière UV : aucun signe apparent de retouche. Images supplémentaires disponibles sur demande. L’authenticité de ce lot est actuellement en cours d’examen par l’Institut Wildenstein-Plattner, à New York. Provenance : Collection de Marcelle Marquet, veuve de l’artiste. Collection privée, New York. Exposé : Paris, Grand Palais, « Les Indépendants à la Belle Époque, 1895-1901 », du 25 mars au 17 avril 1966, illustré. Tokyo, Wildenstein Tokyo, « Exposition Albert Marquet », du 19 juin au 17 juillet 1982, n° 6, illustrée. New York, Wildenstein, « Albert Marquet, 1875-1947 : Hommage à feu Jean-Claude Martinet, auteur du futur catalogue raisonné de l’œuvre de l’artiste », du 10 avril au 17 mai 1985, pp. 4 ; 89, illustré (exposition itinérante à Londres, Wildenstein, du 19 juin au 31 juillet 1985). Lausanne, Fondation de l'Hermitage, Albert Marquet, du 12 février au 5 juin 1988, n° 12. Note sur le lot : Albert Marquet a probablement peint ce nu chez son ami Henri Manguin, au 61 rue Boursault, dans le quartier des Batignolles à Paris. Acquise par Manguin en 1889, cette charmante demeure devint un lieu de rencontre pour artistes et musiciens, accueillant des personnalités telles que Claude Debussy, Maurice Ravel, Henri Matisse et Marquet lui-même. La tête coupée visible dans le coin inférieur droit de la composition pourrait bien être celle de Manguin, offrant ainsi un aperçu fascinant des cercles artistiques intimes dans lesquels évoluait Marquet. Les premiers nus de Marquet, réalisés entre 1900 et 1910, offrent un aperçu révélateur de son évolution artistique, faisant le pont entre la discipline académique de sa formation à l’École des Beaux-Arts sous la direction de Gustave Moreau et l’expérimentation radicale du fauvisme. C’est là que Marquet a exploré la figure humaine à travers des formes simplifiées, des contours expressifs et des approches de plus en plus audacieuses de la couleur et de la lumière. Tout en conservant l’observation minutieuse du modèle, caractéristique de l’étude académique, ces œuvres s’éloignent des idéaux conventionnels de finition et d’idéalisation au profit d’une interprétation plus immédiate et personnelle du corps. Le présent tableau s’inscrit ainsi dans un chapitre particulièrement intime et formateur de la carrière de Marquet, mettant en lumière un aspect de sa pratique moins connu que les scènes portuaires lumineuses et les paysages urbains pour lesquels il est surtout célèbre.