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ALMANACH ROYAL, année MDCCXLIII. Paris, Veuve d’Houry, 1743. In-8, reliure de l’époque en maroquin rouge, plats couverts d’un décor à répétition formé de losanges de maroquin vert portant en leur centre un lion doré, losanges délimités par deux filets et séparés par des disques dorés, armoiries au centre des plats, dos à nerfs orné de même, tranches dorées, étui-boîte. Très belle reliure ornée d’un important décor mosaïqué à répétition aux armes des Bournonville. C’est l’une des dix reliures d’almanachs connues de cette provenance, toutes sauf une (année 1738) ornées d’un décor à compartiments. Huit d’entre elles sont conservées à la Bibliothèque Municipale de Dijon ; deux autres, dont la nôtre, ont fait partie de la collection du major Abbey. « La série des Almanachs reliés aux armes de Bournonville conservée à la bibliothèque de Dijon (années 1731, 1732, 1733, 1734, 1735, 1738, 1739, 1746) et dans la collection du Major Abbey (années 1737 et 1743) constitue la seule série d’almanachs reliés à compartiments actuellement connue. Les armes (un lion couronné) conviendraient à quelques autres familles ducales (Saulx-Tavannes et Luynes en particulier ; elles n’ont pu être identifiées que grâce aux Almanachs de 1731 et de 1746 qui sont aux armes accolées de Bournonville et de Duras » (Michon. Les reliures mosaïquées du XVIIIe siècle, qui reproduit cinq reliures de cette provenance, planches XVIII à XXII et XLIII). Angélique-Victoire de Bournonville (1686-1764) descendante des Luynes par sa mère Charlotte d’Albert de Luynes, avait épousé en 1706 Jean-Baptiste de Durfort, duc de Duras, maréchal de France (1684-1770). Si les huit premières de ces reliures ont été commandées à Padeloup, celles des almanachs des années 1743 et 1746 semblent sortir d’un autre atelier, « peut-être provincial », dénommé par Michon « Atelier de l’Almanach de 1746 ». De la bibliothèque Abbey (Londres, Sotheby, 1965, n°18) avec ex-libris. Acquis par Émile Rossignol en 1966.
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