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47 - COUTUMES du Gouvernement de Peronne, Montdidier et Roye, mises et redigées par escript, en présence des gens des trois Estatz dudict Gouvernement, par nous Christophle de Thou, Chevalier, premier Président en la Court de Parlement, et Conseiller du Roy en son privé Conseil, Barthelemy Faye et Jacques Viole, Conseillers dudict Seigneur, en ladicte Court de Parlement, et Commissaires par luy ordonnez. Paris, Jehan Dallier, 1569. In-4, reliure de l’époque en veau fauve, plats ornés de quatre grands motifs de forme ovale divisés par des entrelacs en caissons ornés de fers rehaussés de cire gris-bleu sur fond azuré, motifs plus petits ornés dans le même esprit au centre, dans les angles et sur les côtés, le tout sur fond d’un semé de fleurettes dorées, dos orné en long de motifs dorés à répétition, tranches dorées.

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COUTUMES du Gouvernement de Peronne, Montdidier et Roye, mises et redigées par escript, en présence des gens des trois Estatz dudict Gouvernement, par nous Christophle de Thou, Chevalier, premier Président en la Court de Parlement, et Conseiller du Roy en son privé Conseil, Barthelemy Faye et Jacques Viole, Conseillers dudict Seigneur, en ladicte Court de Parlement, et Commissaires par luy ordonnez. Paris, Jehan Dallier, 1569. In-4, reliure de l’époque en veau fauve, plats ornés de quatre grands motifs de forme ovale divisés par des entrelacs en caissons ornés de fers rehaussés de cire gris-bleu sur fond azuré, motifs plus petits ornés dans le même esprit au centre, dans les angles et sur les côtés, le tout sur fond d’un semé de fleurettes dorées, dos orné en long de motifs dorés à répétition, tranches dorées. Collation : 2 feuillets, le premier blanc, le second portant des armoiries peintes ; 4 feuillets préliminaires signés *4 (titre, dédicace latine d’Adrien Faber au président de Thou et à ses conseillers, poème latin de Jean Lagnières, privilège, table) ; 70 feuillets numérotés et signés A-R4, S2. Première édition de ces coutumes, réimprimées plus tard dans le Coutumier de Picardie (1726). A partir de 1555, le pouvoir royal entreprit une vaste campagne de réformation du droit coutumier, qui coexistait tant bien que mal depuis des siècles avec le droit romain d’une part, les justices royale et seigneuriale d’autre part. Le but était de rationaliser et d’uniformiser ce droit à la fois civil et pénal à l’initiative et sous l’autorité du roi, qui entendait ainsi renforcer sa puissance législative dans un domaine qui jusqu’alors lui échappait en partie. La tâche de rédiger de nouveaux textes en modifiant les anciens fut dans cette optique confiée à des commissaires royaux, à charge pour eux de soumettre ensuite leur projet au nom du roi aux assemblées des Etats provinciaux. Pour les villes et provinces du ressort du Parlement de Paris, soit près d’un tiers du royaume, c’est à Christophe de Thou (1508-1582) - père du fameux historien et bibliophile Jacques Auguste de Thou - alors président de ce parlement et qui en deviendra le Premier président en 1562, que fut confiée cette mission. Avec l’aide de ses conseillers Barthélémy Faye et Jacques Viole, il rédigera en l’espace de quelque 25 ans, jusqu’à sa mort en 1582, une vingtaine de coutumes, depuis celles de Sens (1555) jusqu’à celles de Paris. La grande qualité des textes produits par ces juristes de premier ordre fit que les Etats les acceptèrent presque toujours sans contestation. Moins nombreuses qu’auparavant, les coutumes s’appliqueront désormais dans des ressorts plus vastes. Ayant acquis leur forme définitive, leurs textes resteront en vigueur jusqu’à la fin de l’ancien régime. PRECIEUX EXEMPLAIRE, L’UN DES DEUX OU TROIS CONNUS SUR PEAU DE VELIN (1), REGLE ET SOIGNEUSEMENT ENLUMINE, RECOUVERT D’UNE REMARQUABLE RELIURE AU RICHE ET TRES ORIGINAL DECOR D’INSPIRATION ORIENTALE, D’UN TYPE RARE. Sur un feuillet de vélin blanc faisant face au titre ont été peintes à pleine page en or et couleurs des armoiries qui sont sans doute celles du destinataire. Ces armoiries qui se lisent d’azur au chevron d’or accompagné en chef de deux croissants d’argent et en pointe de trois besants d’argent pourraient être celles d’un membre de la famille Briois, branche du Ponthieu. Titre orné des initiales couronnées P, M et R, représentant les armoiries des trois villes, Péronne, Montdidier et Roye, et de la marque à la rose blanche de Jehan Dallier (Silvestre, 308), le tout peint en or. En tête de la dédicace, bandeau miniaturé (répété en tête du Procès verbal) et superbe initiale ornée de l’élégant portrait en buste d’un homme en pourpoint noir soufflant dans un olifant, entouré d’un riche décor floral peint en rouge, vert, rose et bleu sur fond or. Grande lettrine miniaturée à motif de grotesques au début du texte, répétée au Procès verbal. Armoiries miniaturées de Charles IX au verso du dernier feuillet. Reliure habilement restaurée. Petite trace de frottement au portrait (visage de l’homme). Minimes taches marginales à un ou deux feuillets. Des bibliothèques Lucien-Graux (II, 1957, n° 26, adjugé 320 000 francs) et Gérard de Berny (I, 1958, n° 11, adjugé 250 000 francs), avec ex-libris. 1- Van Praet (Vélins de la Bibliothèque du Roi, II, n° 159) décrit l’exemplaire de la Bibliothèque royale, qui est celui de Barthélémy Faye, enrichi comme ici de ses armoiries peintes en or et couleurs au début du volume, et cite également un exemplaire ayant figuré en 1722 à la vente de la bibliothèque Petau (n° 880, sans description de reliure ni d’état), qui pourrait être le nôtre. Brunet (II, 383) ne cite que l’exemplaire de la Bibliothèque impériale. Acquis par Émile Rossignol en

Vente

Bibliothèque Emile Rossignol
vendredi 6 novembre
14:00
Hôtel Drouot
9, rue Drouot
75009 Paris, France

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