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Dams Casa d'aste

43 - Nicolas Tournier

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Nicolas Tournier Le Christ et la femme adultère Huile sur toile 126 × 174 cm Le tableau représente l'épisode évangélique du Christ et de la femme adultère rapporté dans l'Évangile selon saint Jean (8, 1-11). Au centre de la composition, le Christ, penché vers le sol, désigne l’endroit où il s’apprête à écrire, en réponse à ceux qui lui demandent de juger la femme surprise en flagrant délit d’adultère. À gauche, la femme adultère, élégamment vêtue et recueillie dans une attitude de contrition, est flanquée de deux gardes ; à droite, deux personnages masculins assistent à la scène, contribuant par leurs gestes et leurs regards à l’atmosphère de suspense qui précède la célèbre sentence : « Que celui d’entre vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle. » La composition serrée de la scène, la caractérisation psychologique raffinée des personnages, l’élégance des drapés et l’intense orchestration chromatique renvoient à la culture du caravagisme romain et, en particulier, à l’œuvre de Nicolas Tournier. On peut établir une comparaison particulièrement significative avec le célèbre *Sinite parvulos* de la Galerie nationale d’art antique du palais Corsini à Rome, œuvre phare de la période romaine du peintre. Dans ces deux compositions, on retrouve en effet une organisation similaire de l’espace en groupes de figures, la monumentalité des protagonistes, des affinités dans les types physionomiques et une utilisation de la lumière capable de modeler lentement les volumes sans recourir aux contrastes clair-obscur les plus violents du premier caravagisme.Dans son expertise, Pierluigi Carofano reconnaît le tableau comme une œuvre « certainement authentique » de Nicolas Tournier, observant qu’il s’inscrit, « tant dans le style que dans la composition “à la Manfredi” », dans le caravagisme international de deuxième génération. Le spécialiste souligne en outre le caractère « austère des expressions des personnages, intime et recueilli dans l’histoire racontée » et identifie certains éléments particulièrement caractéristiques du style du peintre : la construction des mains selon un tracé « stéréométrique, anguleux », la définition précise des tissus et des surfaces, ainsi que la physionomie du vieil homme barbu à droite, considérée comme une véritable « signature de Tournier ». Carofano évoque également le drapé « métaphysique » particulier de la tunique du Christ, qui contribue à conférer à la scène cette dimension contemplative et suspendue si caractéristique du maître français.Le professeur Emilio Negro s’est lui aussi prononcé en faveur de l’attribution du tableau à Nicolas Tournier, confirmant ainsi que l’œuvre renvoie au maître français. Le tableau est par ailleurs publié dans *Dipinti europei tra collezionismo e antiquariato* (Peintures européennes entre collectionnisme et antiquité), sous la direction d’Antonello Governale, où sont soulignées l’élégance des vêtements, l’intensité de la gamme chromatique et cette « vision plus apaisée du caravagisme, adoucie par la médiation de Valentin » qui caractérise bien le langage de l’œuvre. Dans le même ouvrage, le lien avec le *Sinite parvulos* de Corsini est à nouveau souligné, à travers la « même subdivision de l’espace en zones » et la récurrence de modèles typiques du répertoire de Tournier.Pour des raisons stylistiques, Carofano propose une datation vers 1625, à l’époque où Tournier, encore lié à l’école de Bartolomeo Manfredi, manifeste un rapprochement croissant avec la peinture de Valentin de Boulogne, tout en s’en distinguant par une manière « plus raffinée et plus lisse ».Expertise réalisée par le professeur Pierluigi Carofano. Avis d’attribution du professeur Emilio Negro. Bibliographie : A. Governale (dir.), Dipinti europei tra collezionismo e antiquariato, Altamura Editrice, fiche n° 11, pp. 70–75, avec attribution à Nicolas Tournier. Bibliographie de référence : A. Hémery, Nicolas Tournier 1590-1639. Un peintre caravagesque, catalogue de l’exposition, Toulouse, Musée des Augustins, 29 mars – 1er juillet 2001, Toulouse 2001. P.-F. Bertrand, S. Trouvé (dir.), Nicolas Tournier et la peinture caravagesque en Italie, en France et en Espagne, actes du colloque international, Université de Toulouse, 7-9 juin 2001, Toulouse 2003.

Texte traduit par DeepL.
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Vente

Peintures et dessins des maîtres anciens – Du XVe au XIXe siècle
jeudi 29 octobre
15:00
Via Valadier 40 c/d
00193 Rome, Italie

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