Pour modifier votre ordre d’achat,
contactez la maison de ventes.
JIRI GEORG DOKOUPIL (né en 1954 à Krnov/Tchécoslovaquie, vit et travaille à Madrid) Pelaluka Eau savonneuse et pigment sur toile. 115 x 115 cm. Signé et intitulé au dos, en haut à gauche, sur la toile rabattue. Provenance : collection privée, Bavière Jiří Georg Dokoupil compte parmi les fondateurs du groupe Mülheimer Freiheit, rattaché au mouvement des Nouveaux Fauves. Rares sont les peintres de sa génération à avoir réinventé leur technique aussi souvent : il a mis au point plus d’une centaine de techniques personnelles, parmi lesquelles les tableaux à bulles de savon, sur lesquels il travaille depuis 1992. Pour les réaliser, il se tient sur une échelle, fait passer un cerceau métallique dans de l’eau savonneuse pigmentée et laisse les bulles retomber sur la toile posée à l’horizontale. L’application de la couleur se fait au moment où la bulle éclate. Ce qui reste, c’est la peau de la bulle. Ses œuvres sont notamment exposées au Centre Pompidou à Paris et au Museo Reina Sofía à Madrid. Sur un fond d’un noir profond reposent une bonne douzaine de ces membranes, ovales et lenticulaires, chacune marbrée en son sein : gris, blanc, une bordure jaune olive, entrecoupée de violet. De fins fils blancs et des gouttes s’étirent entre elles. Deux formes rougeoyantes se détachent de cette palette froide et ancrent le centre de ce tableau carré. Comme le fond ne suggère aucune profondeur, les formes semblent flotter librement : on y voit des cellules au microscope, des planètes, des coquilles de coquillages… Plus on les observe, moins l’image se précise. Tout le charme réside dans cette contradiction. Rien ici n’est dessiné, chaque ligne relève de la physique, et pourtant les formes sont disposées de telle manière qu’on ne souhaiterait pas les répartir autrement. Dokoupil saisit l’objet le plus éphémère que la peinture connaisse.