Les œuvres des galeries

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Fratelli Toso - Vase à décor de murrines millefiori Vers 1920 Dim. 20 cm Bibliographie pour des variantes de même technique: Venetian Art Glass: An American Collection 1840-1970, Barovier, pg. 188 L'Arte del Vetro a Murano, Dorigato, pg. 241 Murrine e Millefiori: 1830-1930, Junck, pl. 173 Fragili e Supremamente Inutili, Figliola, pg. 10 Venetian Glass 1890-1990, Barovier Mentasti, pg. 38-39 Biographie: Les Fratelli Toso (frères Toso) sont les fondateurs d'une manufacture de verre qui produit encore aujourd'hui sur l'île de Murano, près de Venise. En 1854, les six fils de Pietro Toso (Ferdinando, Carlo, Liberato, Angelo, Giovanni et Gregorio) ont fondé une petite verrerie. Deux générations après la chute de la République de Venise en 1797 et la domination étrangère par les troupes napoléoniennes, cette initiative sortait de l'ordinaire, car la fabrication du verre, qui avait une tradition séculaire à Murano, était à l'agonie en raison des bouleversements politiques. Une grande partie du savoir-faire avait été perdue pendant la guerre et l'occupation. Au début, les frères ne fabriquaient que des récipients utilitaires et de pharmacie. C'est l'abbé Vincenzo Zanetti qui, après sa journée de travail, se réunissait régulièrement avec les frères et leur enseignait à nouveau les techniques traditionnelles de l'art du verre tel qu'il existait avant 1800. Leur première œuvre sous cette égide fut, en 1864, un grand plafonnier que les frères réalisèrent pour le Museo del Vetro sur l'île. On peut encore l'y voir aujourd'hui. D'autres lustres traditionnels de ce type ont suivi, qui ont reçu une attention internationale lors de deux expositions à Vienne en 1865 et 1869. Les frères ont rapidement acquis une certaine notoriété et ont été récompensés pour leurs objets lors d'une série d'autres expositions organisées les années suivantes à Venise, Paris, Milan, Trévise, Trente et au Vatican. À la fin du 19e siècle, lorsque les fondateurs sont décédés, l'entreprise familiale a atteint la taille d'une moyenne entreprise avec environ 30 employés et possède une succursale à Venise, sur le pont du Rialto. C'est ainsi qu'est née en 1901 l'Antica Vetreria Fratelli Toso. Lorenzo et Nicolo Toso étaient les directeurs de cette deuxième génération. La Première Guerre mondiale constitue un tournant ; la production doit être temporairement délocalisée à Livourne. Après la guerre, la manufacture revint dans sa maison mère et compta 90 employés. La troisième génération, après 1936, dirigée par Ermanno, Michele et Aldo Toso, a noué des relations commerciales dans le monde entier et a notamment développé les affaires avec les clients américains. Chaque année, l'entreprise organisait une exposition et était régulièrement représentée à la Biennale jusqu'en 1972. La quatrième génération a conduit l'entreprise à la scission suite à des querelles familiales. Les fils d'Ermanno (décédé en 1973) se sont retirés de l'entreprise. Arnoldo, le fils de Michele, décédé en 1946, s'engagea dans des conflits insolubles avec son oncle Aldo, qui avait succédé à Michele l'année de sa mort. La société "Fratelli Toso 1854 International", cédée par Aldo en 1981, a dû fermer ses portes en 1982, tandis que l'"Antica Vetreria Fratelli Toso" d'Arnoldo, qui se considère comme le successeur légitime de l'entreprise familiale, continue à produire. Alors qu'avant 1900, l'Antica Vetreria s'était spécialisée dans les chandeliers traditionnels, que l'on peut encore acheter en reconstitution, les collectionneurs de verre associent surtout ce nom à des vases délicats, des petits pots à anse et des coupes avec des murrines colorées laminées au décor Millefiori; La technique, dont les grandes lignes étaient déjà connues dans la verrerie romaine du 1er siècle avant Jésus-Christ, consiste à découper de petites tranches (appelées "tessera") dans un boudin de verre coloré et à les fondre dans du verre incolore. Les Fratelli Toso utilisaient 1500 formes différentes de murrines, qui ont été réparties en différentes catégories (Cattedrale, Farfalle, Kiku, Millepiedi, Millepunti, Pavone, Spicchi, Stellati) ; elles peuvent être librement combinées entre elles et donnent lieu à une multitude de décors non répétables dans le détail. Les premières pièces de ce type, aux surfaces généralement mates à l'acide, datent de la période entre 1900 et 1920. Les variations vers 1960, d'après les dessins d'Ermanno et Rosanna Tosi, ne se distinguent pas fondamentalement par la technique ; les formes sont toutefois plus variées et les couleurs plus vives. La datation exacte est difficile pour le profane ; les catalogues aident à identifier les pièces de comparaison. Après 1950, des coupes irisées en forme de coquillages et d'étoiles, plus rarement en forme d'animaux, ont également été conçues, qui ne présentent plus que sporadiquement le

2 500 EUR

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John CRASH Matos - Sérigraphie 9 couleurs par l’artiste John Crash Matos. 2017 Titre : Scrabble Limitée à 60 exemplaires. Aux éditions Anagraphis. Format 70x50 cm, papier Arches Signée et numérotée à la main par l’artiste. Prix sans cadre, envoyée en tube. Editée à l'occasion de l'exposition à la galerie At Down en septembre 2017 en exclusivité. La galerie At Down est à votre disposition pour plus de renseignements sur l'acquisition de cette oeuvre. Bio de John Crash Matos - 1961 : Il commence le Graffiti très jeune sur les trains New-Yorkais avant de s'exercer sur les toiles. Il intègre dès 1983 la galerie Sidney Janis avant de faire son entrée dans les plus grandes collections mondiales du MOMA de New York au Stedelijk Museum d'Amsterdam. Il apparait au grand public en coproduisant avec Keith Haring la campagne publicitaire, Peter Stuyvesant. Il se fait connaitre en France en participant à l’exposition 5/5 Figuration Libre, France-USA au Musée d’art moderne de la Ville de Paris en 1984. Cette exposition mettait en regard le travail d’artistes tels que Basquiat, Boisrond, Combas, Keith Harring, Tseng Kwong Chi, Di Rosa… et John Matos Crash. En 1996, il peint cinq guitares d'Eric Clapton Stratocaster don l'une part à $321,100. En juillet 2006, il expose au Brooklyn Museum. En 2007, Secret Story utilise une de ses pièces pour créer l'Oeil de la franchise. Depuis 2010 il expose chaque année en France plus particulièrement à Paris. Il expose tous les 2 ans à Montpellier à la galerie At Down pour une exposition personnelle.

350 EUR

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Australia, New South Wales - after James Cook, c. 1797 - FIRST MAP OF NEW SOUTH WALES “Kaart van Nieuw Zuid Wales of de Oostlijke Kust van Nieuw Holland, ontdekt en onderzogt door Luitenant J. Cook met het schip de Endeavour in het Jaar 1770.” [Map of New South Wales or the east coast of New Holland, discovered and researched by lieutenant J. Cook with the ship the Endeavour in the year 1770.] Copper engraving made by Cornelis van Baarsel, published around 1797 as part of the James Cook’s “Reize rond de waereld”. With original hand colouring. Size: 35,6 x 77,5 cm. This is the Dutch edition of James Cook's important first map of New South Wales, Australia. Oriented to the West, the map extends from Cape York, Prince of Wales Island, and the Endeavour Straits to Point Hicks (Victoria). The map is a product of Cook's search for the often speculated upon southern continent or “Terra Australis”, which (based upon ancient Greek texts) scholars from the 16th century onwards, believed to exist at the base of the world. In June 1769, Cook sailed westward, planning to return to England via the Cape of Good Hope, as he believed the Endeavour would not survive a second trip around Cape Horn. Instead he sailed west, where he hoped to discover “Terra Australis”. He sailed around New Zealand and headed for Tasmania, intending to follow up on Abel Tasman's work, when gales forced him northward. On April 19, 1770, his second, Zachary Hicks, signed land, what Cook immediately named Point Hicks (“Hiks Punt”). While Cook was most certainly aware he had not discovered “Terra Australis”, he did spend several months mapping the long sought east coast of New Holland (Australia), what he came to call New South Wales. He proceeded northwards, navigating the coast with great care, naming notable locations along the way. It is of note that the coast between Cape Flattery (“Kaap Vlei”) and Weymouth remains unmapped. This area is so full of small islands and dangerous reefs that Cook aptly named it The Labyrinth (“Het Doolhof”). Just as he entered this area, near Cape Tribulation, the Endeavour struck a reef. On our map there is a note reading “Op deze Klip zat het Schip 13 uuren” (On this ledge the ship laid 13 hours). Rather than risk his ship further, Cook sailed the Endeavour further out to sea, around the perilous reefs, landing at Cape York to officially name New South Wales and claim the land for England. Until this time it was assumed that Australia, or New Holland as it was known, was a barren wasteland, as the Dutch navigators had explored only a small part of the arid western coast. Cook on the other hand, sailed up the fertile east coast, and was impressed by what he saw. It was Cook who recommended settlement and persuaded Joseph Banks to argue for using the remote continent as a penal colony. Price: Euro 325,-

325 EUR

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Romain Thiery - Romain Thiery, Requiem pour pianos N°4, 2014, Photographie, 60 x 90 x 4 cm, Œuvre signée Romain Thiery, né à Bergerac en 1988, est un artiste photographe vivant et travaillant près de Montpellier. Romain est un pianiste amateur qui a commencé la photographie il y a plus de quinze ans à la suite du travail de sa mère spécialisée dans la photographie patrimoniale. Romain Thiery estime que le piano est profondément enraciné dans les profondeurs de notre culture, et a cherché à explorer l’instrument sous un angle original. Il s’est donné pour mission de combiner ses deux plus grandes passions et s’est mis à la recherche de bâtiments où de vieux pianos sont laissés à l’abandon. Depuis 2014, il a découvert plus de cent pianos, en autant de lieux à la foudroyante beauté. Scènes dont il ne change jamais rien, laissant l’endroit tel quel. «  Même au milieu d’u n espace dégradé, le piano ne cesse de conserver sa puissance. Il est là, il trône de tout sa noblesse». Au-delà de son travail photographique, Romain enregistre in situ, lorsque cela est possible, note par note, l’intégralité des sons des pianos qu’il découvre. Ils permettront de fabriquer une collection d’instruments virtuels qu’il rendra disponible au public en ligne et lors de ses expositions. Cette méthode lui permet de créer un modèle sonore réaliste, d’immortaliser le son de ces pianos et de capturer leurs identités. Ces bibliothèques de samples donneront une seconde vie aux pianos abandonnés et parfois difficilement accessibles, en donnant à des centaines de musiciens à travers le monde l’opportunité de les faire résonner. Cette recherche l’a amené́ à visiter une grande partie de l’Europe ainsi que les États-Unis. La série issue de ses œuvres s’intitule Requiem pour pianos et a fait décoller sa notoriété à l’international. Ces dernières années, il a remporté de grands prix internationaux de photographie dans différents concours. Ses expositions individuelles et collectives ont été vues en Amérique du Nord, en Europe et en Asie. Ses photographies ont été exposées dans des galeries et festivals à New York, San Francisco, St Pétersbourg, Tokyo, Seoul, Paris, Madrid, Tel-Aviv et bien d'autres encore. Les titres de presse les plus prestigieux ont déjà salué ou traité son travail dans leurs pages comme El País, Der Spiegel, The Guardian, Daily Mail, Lonely Planet, Cultura Inquieta, Point de vue, Esquire, Beijing News... et lors de reportages TV à M6 (France), DW (Allemagne), Channel Cuatro (Espagne), TV5 Monde (France) et I24 News (France et Israël).

1 500 EUR

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Saint Jérôme pénitent Entourage de Lambert Van Noort (1520-1571, Anvers) Ecole Anversoise, milieu du XVIeme siecle Huile sur panneau de chêne. Dimensions: panneau h. 69 cm, l. 52,5 cm Très important cadre tabernacle, Italie, XVIe siecle Avec cadre: h. 113 cm, l. 98 cm La vie et les écrits de Saint Jérôme ont constitué une source intarissable d'inspiration pour les artistes de la fin du Moyen-Âge et de la Renaissance. En Italie et dans le Nord de l'Europe, deux iconographies parallèles se forment, mettant en scène saint Jérôme âgé et barbu. La première le montrait près de sa grotte, agenouillé devant le crucifix les vêtements jetés à terre. La seconde le représentait dans son étude, vêtu de manteau rouge au milieu des livres et écrits. Notre œuvre, datable du milieu du XVIe siecle se distingue par une représentation humaniste du saint, la figure sacrée est remplacée par un simple être humain aux traits réalistes. Le vieillard dégarni et squelettique habituellement illustré est remplacé ici par un homme plus jeune, musclé, affichant une belle chevelure et barbe. Cette rupture iconographique se poursuivra tout au long du XVIe siecle influencée par le mouvement humaniste qui se développe à cette époque. A la Renaissance, Saint Jérôme deviendra ainsi le symbole de la réunion de la pensée chrétienne avec la philosophie de l'antiquité gréco-romaine. Notre artiste représente saint Jérôme abrité dans une grotte lors de sa retraite dans le désert. En plein acte d'adoration et pénitence, agenouillé devant le crucifix il s'apprête a se frapper avec une pierre, tout en regardant vers le haut. Il est habillé d'un chemisier blanc (symbole de pureté) et enveloppé dans un ample manteau rose du cardinal. Ses habits laissent entrevoir son torse, son bras et son genou gauches. Le lion, le compagnon du saint, est allongé près de lui, il regarde le spectateur avec ses grands yeux noisette et surprend par son visage aux traits humains. Le crucifix est placé derrière une dalle en pierre où une inscription en lettres gothiques confirme l'identité du saint. Le chapeau de cardinal est jeté à terre. Un évangile à couverture rouge est posé sur la pierre. Le visage du saint affiche les traits fins et réguliers, les cheveux blancs brossés en arrière dégageant le front, sa moustache et sa barbe longues. Son regard méditatif et serein de ses yeux levés vers le ciel contraste avec la tension de son corps, sa bouche à demi-ouverte figée, sa main serrant fortement la pierre, rendant les muscles, tendons et veines enflés traduisant la résistance corporelle du saint dans son acte de flagellation. Une approche illustrant que derrière un Saint des écrits chrétiens se cache un homme ordinaire. Ce corps d'un homme mature, aux muscles saillants surprend d'ailleurs par la blancheur aristocratique et la transparence de sa peau révélant les veines bleutées. Le travail des drapés est particulièrement réussi, démontrant une forte influence gothique aux plis casses et angulaires. Un éclairage fort affiche les transitions entre l'ombre et la lumière. Les couleurs dégradées allant du pourpre au blanc, en passant par toutes les nuances de rose distinguent les creux et les crêtes. Les bords de sa tunique sont ornés d'un motif exécuté en sgrafitto. La grotte s'ouvre sur des paysages de chaque côté, ils sont délibérément reproduits à différentes hauteurs, à gauche un paysage vallonné avec deux châteaux et une chapelle ermite au pied d'une montagne, avec un chemin sinueux devant. À droite, en revanche, une zone plus basse avec une bâtisse clôturée. Ces paysages de la campagne flamande permettent de positionner le saint dans l'espace-temps contemporain à l'exécution de l'œuvre. Même si le paysage n'est pas le sujet principal de notre tableau, il étonne par ses précision et réalisme et prend une certaine autonomie dans la composition grâce au procédé de la veduta, ouverture sur l'environnement extérieur. La figure du saint se détache sur fond brun de la grotte, la terre aride est parsemée de petits groupes de végétation très finement peints, aux feuilles et fleurs minutieusement dessinées. Ces brins végétaux rappellent les marges de feuillets de livres d'heures. Un aspect témoignant indéniablement de l'influence gothique. La palette froide est dominée par les dégradés bleus verts du paysage au rose glacé de la tunique. L'alternance des plans couleurs contribue à construire la profondeur: brun pour le premier plan, vert pour le deuxième plan, bleu pour les lointains. L'attention portée aux détails, le modelé du personnage ainsi que les larges drapés sculpturaux conçoivent une œuvre d'une grande sensibilité et d'une grande qualité esthétique. Comme c'est le cas pour de nombreuses œuvres exécutées à cette époque, l'identité de notre artiste demeure inconnue. Cependant il est évident que sa source d'inspiration s

22 000 EUR

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Manufacture d'Aubusson - Tapisserie d'Aubusson "Le Banquet de Cléopâtre" France XVIIIe siècle Hauteur : 290 cm ; Largeur : 350 cm Importante tapisserie illustrant le Banquet de Cléopâtre, scène tirée de l’Histoire des amours de Marc-Antoine et Cléopâtre. Cléopâtre et Marc-Antoine, richement vêtus, assistent à un banquet opulent dans un jardin, entourés de soldats et de serviteurs. Cléopâtre s’apprête à dissoudre une perle dans le verre de Marc-Antoine. Une élégante bordure abondamment ornée de fleurs et de feuillages encadre la scène. Cet épisode, raconté par Pline dans son Histoire Naturelle (extrait du livre IX : Cléopâtre et les perles), illustre le faste et les excès des banquets organisés par Cléopâtre. Se vantant de pouvoir dépenser en un seul dîner dix millions de sesterces pour impressionner son hôte, elle dissout dans du vinaigre l’une de ses boucles d’oreilles constituée des plus grosses perles jumelles au monde. Marc-Antoine doit alors s’incliner. Ce thème a fait l’objet de nombreux tissages au cours des siècles dans différentes manufactures, d’après les cartons d’Isaac Moillon (1614-1673), Karl Mander II (1579-1623), Juste d’Egmont (1601-1674) ou encore Charles Person (1609-1667). Une tapisserie permettait de décorer richement une demeure et de garder la chaleur à l’intérieur d’une pièce en coupant le rayonnement froid des pierres. Elle pouvait se démonter facilement et rapidement pour être transportée dans une autre demeure. D’un décor de millefleurs au début de l’art de la tapisserie, les lissiers sont parvenus à augmenter les surfaces tissées permettant ainsi le déroulement narratif d’une histoire (récits bibliques, mythologiques ou littéraires) par le biais de tentures, ensemble de tapisseries sur un même sujet.

24 500 EUR

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Théophile Soyer - Important cabinet en noyer de style Néo-Renaissance - Émaux peints signés par Théophile Soyer (1853-1940). Ce cabinet de présentation de style Néo-Renaissance à deux corps et aux deux portes vitrées a été réalisé dans la seconde moitié du XIXème siècle en noyer ciré. Les plaques en émail, remarquables dans leur exécution, sont signées des initiales de Théophile Soyer (1853-1940), grand émailleur de la seconde moitié du XIXème siècle. Les émaux au camaïeu noir et blanc, qui suggèrent une œuvre de début de carrière tant ils sont éloignés de la production plus connue de Théophile Soyer, ainsi que le travail d’ébénisterie, permettent d’avancer une datation plus précise vers les années 1875-1880. Au centre du meuble, sur les battants principaux, deux plaques ovales bombées en émail représentent d’un côté « Apollon terrassant le serpent python », de l’autre « Diane chasseresse ». Apollon, carquois sur le dos, flèche dans la main et au regard de vainqueur enjambe un serpent mort à terre, tandis que Diane est représentée avec ses attributs traditionnels : carquois attaché et chien à ses côtés, la déesse aux cheveux noués et au sein découvert, s’apprête, avec une certaine nonchalance, à décocher une flèche. Les deux médaillons se trouvent dans des encadrements sculptés ornés de bouquets fleuris, de mufles de lions et de frises de piastre. Sur les battants des placards inférieurs, quatre panneaux ornés de plaques rectangulaires en émail, également signés Théophile Soyer, représentent les saisons incarnées par des putti. Tandis que le printemps est symbolisé par la renaissance de la flore, l’été prépare l’hiver par la moisson des épis de blé. L’automne, c’est la saison des vendanges : le putto tient dans l’une de ses mains les fruits de sa récolte et dans l’autre une coupe qui accueillera le breuvage. En hiver, le putto se couvre d’une draperie que mouvemente l’air frais du vent. Les émaux sont réalisés avec une grande virtuosité et ajoute à ce meuble une grande préciosité. Les pièces de marbre Noir Marquina carrées et rectangulaires qui viennent agrémenter ce meuble font par leur couleur écho aux émaux qu’ils ne mettent que plus en valeur. Ces émaux sont en effet d’une grande brillance et leurs figures d’une blancheur éclatante qui contraste avec le fond noir. Les éléments de couleur or, tels que les carquois du Dieu et de la Déesse, rehaussent l’ensemble. Le meuble est coiffé d’un fronton brisé architecturé dont les côtés à pans coupés sont ornés de cornes d’abondances d’où se répandent des grenades. Au centre, sur un piédestal, trône une statue de bronze réalisée par la fonderie Barbedienne représentant Laurent II de Médicis, duc d’Urbin (1492-1519), assis et pensif. Il s’agit d’une représentation de la statue ornant le tombeau de ce dernier réalisé par Michel-Ange au XVIème siècle à l’intérieur des Chapelles des Médicis à Florence.

Prix sur demande

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L'Insecte - "Prête moi ta plume" Acrylique, aérosol et posca sur bois Oeuvre unique Format : 49 x 39 cm (sans cadre) | 65 x 55 x 6 cm (avec cadre) Encadrement : cadre ancien dore Acquérir l’œuvre   L'INSECTE (né en 1986)   Un insecte, c’est un être souvent mal aimé et pourtant indispensable à l’écosystème… Issu du graffiti, ne serait-ce pas pour cette raison que l’artiste décide d’en faire son blaze ? Un blaze qui sonne comme un parallèle entre ses deux raisons de vivre : la nature et le Street art, ce mouvement tant dénigré depuis son origine et déjà tellement encré dans l’histoire de l’art ! L’Insecte est à l’origine un graffeur pur et dur, adepte des typographies et plus particulièrement des lettres old school des années 90. Il graffe dans les rues, les terrains vagues, les friches, les maisons abandonnées… et apposé discrètement à ses messages revendicateurs, on peut déchiffrer le tag « 1sekte », celui qu’il réserve pour la rue.   Mais L’Insecte, c’est aussi une référence à la nature, sa nature qui lui est chère et au milieu de laquelle il aime vivre. N’allez pas penser pas que le graffiti est réservé aux grandes métropoles, il a su avec les décennies traverser les champs et les campagnes pour inspirer, sublimer, (vandaliser ?) les moindres petites gares de provinces. Le bois est devenu avec le temps son matériau de prédilection. Toujours recyclé, il le chine, le traite, le ponce et le peint.   L’Insecte, c’est donc le mélange de la nature et de la culture graffiti hip-hop. C’est graffer un hibou sur du chêne, dessiner un ours au posca, dénoncer avec la douceur du trait et la brutalité des mots. Car oui, L’Insecte dénonce et derrière ses jolis animaux, ses couleurs chaudes et ses compositions habilement rythmées par les lattes, le message est clair et parle à tous ! 

2 000 EUR