Tables

Lots recommandés

JEAN PROUVÉ (1901-1984) – COLLECTION DU CROUS (CENTRE RÉGIONAL DES ŒUVRES UNIVERSITAIRES ET SCOLAIRES) DE L’ACADÉMIE DE VERSAILLES Table centrale, version longue, dite communément Trapèze, version longue, la conception du modèle initiée en [1952], notre exemplaire réalisé en 1956 pour la Résidence universitaire Jean Zay à Antony Grande table rectangulaire destinée au réfectoire du restaurant de la Résidence universitaire d’Antony. Le pied en tôle pliée, soudée et laquée noir. Le plateau, à la tranche chanfreinée, en latté recouvert de mélaminé noir dit stratifié noir. Hauteur : 73 cm – Longueur : 332 cm – largeur : 72 cm Provenance : Résidence universitaire Jean Zay à Antony. Œuvre vendue au profit du CROUS (Centre Régional des Œuvres Universitaires et Scolaires) de l’académie de Versailles. Œuvres en rapport et collections publiques : - Centre Pompidou, Paris – Une table identique (modèle Centrale dit Trapèze, version longue) est conservée dans les collections de cette institution sous le numéro d’inventaire 2012-1-4 (don du CROUS de l’académie de Versailles). - Musée des Arts Décoratifs, Paris – Une table identique (modèle Centrale dit Trapèze, version longue) est conservée dans les collections de cette institution sous le numéro d’inventaire 2002.69.5 (don du CROUS de l’académie de Versailles). - Musée des Beaux-arts de Nancy – Une table identique (modèle Centrale dit Trapèze, version longue) est conservée en dépôt du CROUS de l’académie de Versailles sous le numéro d’inventaire D.2011.6.1. Bibliographie : - Jean Prouvé/Serge Mouille – Catalogue de l’exposition organisée en mai 1985 à la De Lorenzo Gallery à New York puis à l’automne 1985 à la Galerie Alan et Christine Counord à Paris, Éditions De Lorenzo Galllery/Galerie Alan et Christine Counord, Pairs 1985. Variante (petit modèle) reproduite pages 36-37, 74, 75. - Patrick Favardin – Le Style 50 – Un moment de l’art français – Éditions Sous le Vent-Vilo, Paris, 1987. Variante reproduite page 27. - Yvonne Brunhammer et Guillemette Delaporte – Les styles des années 30 à 50 – Les Éditions de l’Illustration, Baschet & Cie, Paris, 1987. Variante reproduite page 110. - Patrick Favardin – Les Décorateurs des années 50 – Éditions Norma, Paris, 2002. Une table identique reproduite page 11. - Peter Sulzer - Jean Prouvé œuvre complète, vol.3, 1944-1954 – Éditions Birkhäuser, Bâle, 2005. Variantes de tables modèle Centrale dites Trapèze reproduites page 231 (ill. 1220.5.4) et page 232 (ill. 1220.5.b) ; dessins et plans de variantes de tables modèle Centrale dites Trapèze reproduits page 231 (ill. 1220.5.1, 1220.5. et 1220.5.3). - Jean Prouvé – Éditions Galerie Patrick Seguin, Paris & Sonnabend Gallery, New York, 2007. Variante reproduite page 427. - Patrick Favardin – Les Décorateurs des années 50 – Éditions Norma, Paris, 2002. Une table identique reproduite page 11. Ce lot est présenté en collaboration avec Ader Entreprises & Patrimoine, Me Nicolas Nouvelet commissaire-priseur, le CROUS de l’académie de Versailles et la DNID (Direction Nationale d’Interventions Domaniales). Frais de vente en sus des enchères pour les œuvres du CROUS de l’académie de Versailles : 24 % T.T.C. Droit de suite à la charge de l’acquéreur : progressif avec un plafond de 12 000 euros maximum.

Estim. 500 000 - 800 000 EUR

Attribué à Jean-Christophe FISCHER (1779-1854) Important bureau en placage d'acajou marqueté de filets de bois noirci. Le plateau par un ingénieux mécanisme forme table à la Tronchin en se dépliant sur deux importantes volutes de bronze doré. Il ouvre à trois tiroirs en ceinture et deux tirettes latérales, il pose sur quatre pieds fuselés cannelés à chapiteau de bronze doré. Première moitié du XIXe siècle. H. 95 cm - L. 146 cm - P. 74 cm L'ébéniste Jean-Christophe Fischer (1779-1854), qui participe à l'Exposition des Produits de l'Industrie de 1834, où il reçoit la médaille d'argent. Ses meubles se distinguent autant par la perfection du travail que par l'élégance des formes. Ce bureau semble correspondre au commentaire de l'ingénieur Stéphane Flachat : «Un grand bureau qu'un ingénieux mécanisme transforme en table à la Tronchin [] Dans le bureau de M. Fischer, l'enveloppe supérieure est plate et horizontale. Quand on veut écrire, on tire une tablette inférieure parallèle à cette enveloppe, qui est ramenée dans l'intérieur du bureau. [] Quant à l'exécution, dans ce meuble, comme dans tous ceux qu'expose et que confectionne M. Fischer, elle est d'une exquise perfection.» Ce meuble peut être avoir différents usages. Il est destiné à servir de bureau, d'écritoire, de lutrin, ou encore de planche à dessin. Selon la tradition, il est l'invention d'un médecin d'origine genevoise, le docteur Théodore Tronchin (1709- 1781), qui effectuait des recherches, sur les maladies osseuses contractées par les architectes. La table à la Tronchin figure parmi les meubles à usages multiples dont raffolaient l'aristocratie et la haute bourgeoisie du XVIIIe siècle. Ce type de meuble mécanique est peu à peu délaissé après l'Empire. Bibliographie : - Rapport du jury central sur les produits de l'industrie française exposés en 1834, Charles Dupin, 1836 tome 3, p. 410. - L'Industrie. Exposition de 1834, Stéphane Flachat, 1834, L. Tenré, p. 88. - Denise Ledoux-Lebard, Les ébénistes parisiens et leurs marques (1795-1870). P. 173.

Estim. 8 000 - 12 000 EUR