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* ATTRIBUÉ À JEAN-BAPTISTE-CLAUDE SENÉ (1748-1803) Maître en 1769 EXCEPTIONNEL ÉCRAN DE FOYER À DOUBLE PAREMENT « SIRÈNE ET TRITON ENLACÉS » Époque Louis XVI, 1787. Bois très richement sculpté en partie en ronde-bosse, laqué blanc-crème et doré. H. 124,5 cm L. 93 cm Largeur du montant : 11 cm Longueur des pans. 32 cm Largeur des pans : 16 cm Modèle à chapeau cintré et patins. Il a vraisemblablement été réalisé par le sculpteur Nicolas François Vallois (1738-1788), la peinture ainsi que la dorure par LouisFrançois Chatard (1749-1819) sous la direction de Jean Hauré (vers 1742-1816). Les patins sont à base rectangulaire laquée gris clair, sur laquelle est couché un sphinge dont le vêtement à l'antique est retenu par un ruban au-dessous de la poitrine. Les visages sont expressifs et les cheveux attachés en chignon. Les battants sont larges et profonds pour recevoir le système de contre-poids. Ils sont au même décor recto-verso : buste d'égyptienne coiffée du némès. Cette représentation sous Louis XVI annonce le style étrusque qui sera à la mode quelques années plus tard sous le Consulat. Le buste semble posé sur un faisceau de colonnettes se terminant par une flèche, ornée de perles, acanthes et gerbes. La bordure qui encadre les deux feuilles est sculptée d'une frise de rais de coeur. Le côté des montants est moulé à décor d'encadrement d'une frise de perles avec coupes de fruits, flèche etc. Au sommet, un anneau ovale en bronze ciselé et doré pour faciliter le déplacement de l'écran sans risquer d'abimer les sculptures et la dorure. Les deux côtés des battants sont ornés d'une remarquable sculpture dans un encadrement de perles : un vase à l'antique d'où s'échappe un court branchage puis une fleur à deux crosses, suivie d'une tige avec un feuillage d'acanthe relié à une coupe de fruits avec guirlande de laurier puis, sans discontinuer, de différents branchages jusqu'à une cassolette à deux anses dans laquelle se fiche une longue flèche empennée. Les feuilles : Une tapisserie d'Aubusson en laine et soie d'époque Louis XVI, avec pour décor un enfant oiseleur et un chien dans un médaillon lauré sur contre fond ivoire dans des rubans noués et guirlandes de fleurs. Sur l'autre face une soie peinte à la gouache et aquarelle. Enfin le merveilleux décor du cintre surpasse celui sculpté par Séné pour le cabinet de la reine à SaintCloud. Il est finement sculpté sur chaque face d'une course de poste en feuillage au naturel avec acanthe sous une frise de rais de coeur et une seconde frise d'acanthe. L'amortissement : en haut relief, il représente un triton et une sirène pâmés et enlacés. Ils sont vêtus légèrement d'un linge noué sur l'épaule du triton et retenu dans sa main droite par la sirène. Une aiguière et une coupe à piédouche en ronde bosse sont à portée de main, pour étancher leur soif. Les longues torsades d'écailles de poisson s'étendent jusqu'au sommet des battants. Cet écran de cheminée est dans un état parfait. Le système permettant de régler la hauteur du panneau coulissant dans les rainures se stabilisait grâce à un contrepoids autrefois intégré dans les montants. Provenance : - Ancienne Collection Wertheimer, vente Sotheby's, Londres, les 24 et 25 novembre 1988, lot n° 25. Référence : - Voir l'écran de cheminée réalisé par Séné à la même époque pour la reine Marie-Antoinette au château de Saint-Cloud et conservé au Metropolitan Museum of Art de New-York (N° d'inventaire 41.205.3a, b). La comparaison n'est pas au détriment du nôtre. (Fig. 1) Bibliographie : - Le monde fabuleux des écrans de cheminée des XVIIIe et XIXe. Texte de Philippe Guégan, Galerie Flore, reproduit page 12, imprimé par Dupont Vero-Dodat, sans date.

Estim. 80 000 - 120 000 EUR