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Consoles et encoignures

Lots recommandés

Attribué à Claude-Charles SAUNIER (Paris, 1735-1807 ; maître en 1752) - CONSOLE D'ENTREDEUX À DÉCOR DE LYRE Époque Louis XVI - Paris, vers 1770 Bois de satiné à encadrements de fi lets de citronnier sur bâti en chêne ; bronze doré, laiton ; marbre blanc de Carrare Galerie en laiton remplacée H. 92 cm, L. 159 cm, P. 59 cm PROVENANCE Ancienne collection du Château de Mérantais, Magny-les-Hameaux Cett e console d'entredeux, qui provient du château de Mérantais dans les Yvelines (fi g. 1), est att ribuée à Claude-Charles Saunier, reçu maître à Paris le 31 juillet 1752. Le château a été rénové à la fi n du XVIIIe siècle. En demi-lune à trois plateaux de marbre et dos plein, ouvrant à trois tiroirs en ceinture dont deux pivotants, elle présente une élégante hiérarchisation de son décor en bois de satiné à encadrement de fi lets de citronnier qui s'enrichit, en façade des tiroirs et sur la partie médiane des montants, d'un cadre perlé en bronze doré. Une frise de mutules souligne l'articulation avec les petits pieds en gaine à patins. On remarque les entrées de serrure à pampres des tiroirs latéraux qui se distinguent de celle en médaillon sur la façade antérieure. Ce modèle assez rare a été utilisé par Claude-Charles Saunier pour orner le tiroir central d'un secrétaire à cylindre, à présent conservé au Musée Nissim de Camondo (fi g. 2). Quant aux chutes qui ornent les montants, il s'agit d'un modèle unique. Un tableautin aux carquois en sautoir appendus par un ruban noué surmonte une lyre ajourée garnie de feuillages et de graines. Notre maître ébéniste semble avoir réalisé ce meuble sur commande, peut-être pour le propriétaire du château de Mérantais. Par ses bronzes, notre console est unique.

Estim. 40 000 - 60 000 EUR

Charles-Guillaume WINCKELSEN (1812 - Charenton, 1871) - CONSOLE EN MARQUETERIE BOULLE Paris, époque Napoléon III, entre 1860 et 1867 Ébène sur bâti en chêne ; marqueterie de laiton et d'étain ; bronze doré H. 104 cm, L. 118 cm, P. 35 cm BIBLIOGRAPHIE Christopher Payne, Paris, la quintessence du meuble au XIXe siècle, éd. Monelle Hayot, 2018, notre meuble reproduit p. 554 Lorsqu'il réalise cette console, Charles-Guillaume Winckelsen exerce son activité de « fabricant d'ébénisterie en tous genres » dans son atelier de la rue Saint Louis, au Marais. Il y est resté de 1860 à 1867. C'est sa meilleure période. Il expose au Musée rétrospectif en1865 une armoire de style Boulle inspirée par un modèle du Louvre et conçue pour le Mobilier national qui la prête pour l'occasion. Notre console s'inscrit dans cette même veine. Elle est inspirée par le piétement d'un paire de cabinets d'André-Charles Boulle, actuellement conservée au Louvre (fig. 1). Dans les années 1860, ces cabinets meublaient le Palais de Saint-Cloud. Ils avaient été transformés par Louis-Philippe en une paire de meubles à hauteur d'appui et une paire de consoles. Charles-Guillaume Winckelsen prit donc modèle sur l'une de ses consoles à quatre gaines ornées de têtes de bélier pour réaliser la sienne, adaptée au goût du jour avec son plateau à ressaut et ses deux tablettes d'entrejambe soulignées de frises géométriques en incrustation d'étain sur fond d'ébène. Pour la ciselure de ses bronzes, Charles-Guillaume Winckelsen employait Joseph Nicolas Langlois, le meilleur ciseleur de Paris, capable de rendre la texture et l'épaisseur des poils de l'animal. Le modèle de ces bronzes fut racheté en 1894 par Linke avec d'autres objets du fond de l'atelier d'Henri Dasson, le successeur de Winckelsen. Linke s'en servit pour réaliser une copie des cabinets Boulle qui venaient d'être restitués dans leur état d'origine après leur versement au Mobilier national (fi g. 2). Notre console se place donc à un très haut degré de qualité dans le revival du style Boulle.

Estim. 25 000 - 35 000 EUR

PAIRE DE CONSOLES Provenant du Palais royal de Bologne et de l'ancienne collection de Joséphine Eugénie Napoléone de Beauharnais, Duchesse de Galliera, et d'Oscar Ier, roi de Suède et de Norvège Bologne, XVIIIe siècle Bois sculpté, peint et doré H. 81 cm, L. 199 cm, P. 86 cm Marques, sur chaque console : N couronné dans un cercle, accompagné de MR répété deux fois Ancien numéro d'inventaire, sur chaque console : 1823 / Palazzo di S.A.R. / la Ducchessa di Galliera / marca dell'ambiente N. 9 / marca dell'inventario N. 587 Anciennes étiquettes, sur chaque console : Palazzo R. di Bologna / Quartiere [...] / Camera N. III / N. 9 ; sur l'une des consoles seulement : [Du]cato di Galliera / Inventario 1837 / N[...] et Duca di Galliera / N. 555 PROVENANCE Ancienne collection Famille Caprara, Palazzo Caprara à Bologne Ancienne collection Joséphine Eugénie Napoléone de Beauharnais (1807-1876), Princesse de Bologne et de Leuchtenberg, duchesse de Galliera, puis par alliance reine de Suède et de Norvège, Palazzo Caprara à Bologne Collection du marquis Raffaele Luigi de Ferrari (1803-1876), duc de Galliera, puis par transmission du titre, Palazzo Caprara, aussi dit Palazzo Galliera, à Bologne Cette rare paire de consoles aux formes chantournées présente un plateau et des patins en bois peint à l'imitation d'un marbre vert. La ceinture moulurée s'orne au centre d'une large feuille d'acanthe épanouie en palmette. Elle repose sur quatre pieds cambrés à enroulement en crosse, terminés en patte de lion et réunis par une entretoise centrée de volutes feuillagées timbrées d'un fleuron que l'on retrouve sur chaque pied. La marque MR et le N couronné témoigne de la provenance prestigieuse de nos consoles qui ont fait partie du Mobilier royal (Mobilia Reale) de la princesse Jospéhine de Beauharnais, première Duchesse de Galliera. Joséphine Eugénie Napoléone était la fille d'Eugène de Beauharnais, Premier Duc de Leuchtenberg. Elle portait le même prénom que sa grand-mère maternelle l'Impératrice Joséphine, épouse de Napoléon Ier. Du côté paternel, elle pouvait s'enorgueillir d'être la petite-fille de Maximilien Ier, Roi de Bavière. L'évêque de Milan Giovanni Battista, qui était issu de la même famille, sacra Napoléon Roi d'Italie en 1805. La venue de l'Empereur-Roi à Bologne encouragea le Vice-roi d'Italie à réquisitionner le Palazzo Caprara lequel devint la résidence de la jeune Duchesse de Galliera (fig. 1). En 1823, la petite-fille de Napoléon épousa Oscar Ier de Suède. Celle que l'on appelait désormais la Reine Josefina, était connue pour être une grande amatrice et protectrice des arts.

Estim. 70 000 - 100 000 EUR