Pendentifs

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FABERGE - Pendentif de la Croix-Rouge de forme circulaire en or 56 zolotniks (583 millièmes) et émail guilloché blanc et rouge, la bordure en or ciselé à décor de feuillages, le revers gravé “Petergovsky Patronat 1916” faisant référence à un hopital de rééducation réservé aux soldats amputés de la première guerre mondiale dirigé par le comte V. A. Dmitriev-Mamonov et qui se trouvait dans la Maison de A. F. Geyrot. Saint-Pétersbourg, 1908-1917. Orfèvre : Henrik WIGSTRÖM pour FABERGÉ. D. 1,8 cm. Poids brut : 3,9 g. Provenance - Anatoly Leonidovich Nossovich (1878-1968). - Puis par descendance. Historique Anatoly Leonidovich Nossovich (1878 - 1968) est un officier russe, vétéran de la Première Guerre mondiale, membre du Mouvement blanc dans le sud de la Russie, et une personnalité importante de l’histoire militaire russe à la fin de l’époque impériale et au début de l’ère soviétique. Il débute sa carrière dans le corps de cadets de Pskov à 19 ans avant d’être diplômé de l’école de cavalerie Nikolaev. Cavalier émérite, il partage sa passion avec son frère aîné, Sergueï Leonidovich Nossovich (1866-1919). En 1909, il est nommé capitaine des Life Guards du régiment Ulansky. Ce poste déterminant qu’il occupe pendant la Première Guerre Mondiale lui vaut de recevoir l’arme de l’Ordre Saint Georges puis la croix de 4e classe en 1917. Après la chute des Romanov, Anatoly Nossovich intègre l’Armée Rouge en tant que spécialiste militaire, avant d’être nommé chef d’état-major du district militaire du Caucase du Nord et d’être arrêté pour soupçons d’actes anti-révolutionnaires, il est libéré sous l’insistance de Léon Trostky. Il occupe d’autres postes à responsabilité au sein de l’Armée Rouge mais sans jamais renier ses idées, il dirige le contre-espionnage et lutte contre les partisans rouges en sabotant des actions militaires et en donnant des informations déterminantes aux cosaques blancs. Sa prise de position dangereuse, et sûrement l’exécution de son frère, l’oblige à s'exiler en novembre 1920 et à s’installer en France, à Nice. Son implication continue hors des frontières, il devient membre de l'Association des gardes, de l'Union des chevaliers de Saint-Georges, de l'Association des anciens élèves de la cavalerie Nikolaev et de la Société des Zélotes à la mémoire de l'Empereur Nicolas II à Paris. Il décède en 1968 à Nice et est inhumé au cimetière de la Caucade.

Estim. 800 - 1 000 EUR