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Arts graphiques

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les arts graphiques sans jamais oser le demander se trouve ici !
Issu du grec graphein, écrire, les arts graphiques se définissent comme l’ensemble des procédés techniques (dessin, estampe, design graphique…) permettant la conception visuelle ou la présentation d’une œuvre artistique.
Par extension, ils englobent tout procédé de reproduction d’images, comme la photographie.
Dans les ventes aux enchères en ligne d’arts graphiques, on trouvera donc des affiches, des dessins à l’aquarelle, à la gouache ou à la mine de plomb sur papier. Des feuilles anciennes ou contemporaines dont l’art du trait le dispute aux estampes, ces images imprimées obtenues par tirage à partir d'un support gravé ou dessiné : gravures, lithographie, sérigraphies, etc., l’essentiel est de faire impression. Les ventes d’arts graphiques font aussi la part belle à la photographie, des épreuves sur papier albuminé de Gustave le Gray, Brassaï, Doisneau, Robert Capa, aux tirages contemporains de Nan Goldin ou de l’agence Magnum, et même aux œuvres d’artistes du Street art (ou art urbain) dont les tags, pochoirs et graffitis sont passés de la rue aux salles des ventes et aux enchères en ligne. Le saviez-vous ? Un faux billet de 10 Pounds créé par Banksy, distribué gratuitement à la foule de Notting Hill en 2004, peut atteindre aujourd’hui des sommets à l'Hôtel Drouot. Kaws, Invader, Jonone sont également au rendez-vous.
Retrouvez sur Drouot.com les plus belles ventes aux enchères en ligne d’art graphique à Paris, dans toute la France et à l’étranger (Angleterre, Allemagne, Espagne, Italie, Belgique, Suisse, Etats-Unis, etc.)

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Lots recommandés

Jean-Baptiste ISABEY (1767-1855) Projet pour Sèvres : la table de la famille impériale, 1811 Aquarelle gouachée, plume et encre noire. Forme ronde découpée. D. 35,5 cm Bibliographie : Basily-Callimaki, J.-B. Isabey, sa vie, son temps, 1767-1855, suivi du catalogue de l'oeuvre gravé par et d'après Isabey, Paris, 1909, p.254. Tamara Préaud, "Isabey à la manufacture de Sèvres", dans Jean-Baptiste Isabey (1767-1855), portraitiste de l'Europe, catalogue de l'exposition, Rueil-Malmaison, Nancy, 2005, p. 70. OEuvre en rapport : Jean-Baptiste Isabey, projet de secrétaire de la famille impériale, aquarelle et encre sur papier, manufacture nationale de Sèvres. La manufacture impériale de Sèvres a connu sous le Premier Empire une période de développement exceptionnel grâce au mécénat de l'Empereur qui, toujours soucieux du rayonnement de la France, en fit un outil de propagande de premier plan. Les guéridons, mobilier d'apparat par excellence, relèvent exclusivement de la commande impériale. Sur les six mis en chantier sous l'Empire, quatre sont ordonnés par Napoléon le 21 avril 1806 : la table de la famille impériale, jamais terminée ; celle dite "des maréchaux", livrée en octobre 1810 et conservée à la Malmaison ; une troisième ornée des grands capitaines de l'antiquité, achevée en 1812, aujourd'hui dans les collections royales britanniques ; enfin un guéridon avec les principales statues antiques du musée Napoléon, meuble qui fut achevé sous Louis XVIIIe après avoir été largement modifié. La table de la famille impériale, la première commandée par l'Empereur, la plus importante en taille et en prix, doit montrer le couple impérial en son centre, entouré des membres de la famille. De nombreux documents conservés dans les Archives de la Manufacture et aux Archives Nationales permettent de reconstituer cette commande. Alexandre Brongniart, directeur de la manufacture impériale de Sèvres et maître d'oeuvre de l'ambitieux projet, souhaite tout d'abord faire représenter une scène unique sur un plateau circulaire d'au moins un mètre de diamètre. Il s'adresse pour cela à Louis-Léopold Boilly, qui réalise trois esquisses au lavis conservées aujourd'hui dans des collections particulières. Les difficultés rencontrées par le peintre pour se procurer des portraits ressemblants le font finalement renoncer au projet. Le divorce de Napoléon en avril 1810 met en suspens le projet de la table. La naissance du roi de Rome en mars 1811 relance l'intérêt de l'Empereur. Les difficultés rencontrées par la manufacture pour produire une très grande plaque de porcelaine parfaitement plane et sans défaut font d'autre part renoncer Brongniart à l'idée de faire reproduire une scène unique sur le plateau. Il préfère le couple impérial dans une scène centrale plus petite, entourée des membres de la famille dans des médaillons. A la place de la table, Brongniart propose à Napoléon un secrétaire. Comme pour la table, le meuble doit recevoir des bronzes dorés réalisés par Thomire et la face doit être intégralement couverte de porcelaine. Brongniart se tourne alors vers Jean-Baptiste Isabey, qui vient de terminer les peintures de la table des maréchaux. Depuis longtemps proche de la famille impériale, premier peintre de la Chambre de l'Impératrice, peintre des relations extérieures, dessinateur du Cabinet du Grand Chambellan, peintre de la manufacture de Sèvres et des théâtres impériaux, décorateur en chef de l'Opéra, le miniaturiste pourra à la fois peindre le dessin préparatoire et les plaques de porcelaine. Le projet de secrétaire ne convient pas à Napoléon qui réitère son souhait de voir réaliser un guéridon. Cette fois Brongniart ne perd pas de temps et définit avec Isabey un projet de table dont le miniaturiste achève l'esquisse préparatoire en septembre. Le dessin que nous présentons est certainement le dessin qui fut présenté à l'Empereur le 20 novembre 1811 et qui fut approuvé. On sait que ce dessin représentait le plateau et qu'il était encadré. Sur le dessin du secrétaire figurait la mention officielle "par la manufacture impériale de porcelaine de Sèvres". On ignore si une inscription figurait également sur le dessin du guéridon. Sans doute originellement de forme carrée, il a été découpé le long du pourtour ultérieurement. Sa conception reste très proche de celle du secrétaire. On y retrouve les mêmes portraits, légèrement agrandis. Il est possible que la partie ornementale ait été réalisée par un artiste de Sèvres, possiblement Brongniart, Isabey se réservant les portraits. Au centre sont figurés Napoléon et Marie-Louise dans la grande

Estim. 30 000 - 50 000 EUR